Sécurité renforcée à Berlin pour la nuit du Nouvel An

La police sera équipée d'armes automatiques la nuit du Nouvel An à Berlin et des barrages seront ...
Sécurité renforcée à Berlin pour la nuit du Nouvel An

Sécurité renforcée à Berlin pour la nuit du Nouvel An

Photo: Keystone

La police sera équipée d'armes automatiques la nuit du Nouvel An à Berlin et des barrages seront installés autour de la porte de Brandebourg. La presse n'est en outre pas tendre avec les services antiterroristes qui ont sous-estimé le danger représenté par Anis Amri.

'Cette année, nous allons installer des blocs de béton et des véhicules blindés aux entrées' de la zone de célébration du réveillon pour barrer la route à un éventuel véhicule-bélier, a indiqué jeudi un porte-parole de la police berlinoise.

Le nombre de policiers déployés dans la capitale restera équivalent au millier d'agents de service de l'an passé, 'mais certains d'entre eux seront cette année armés de fusils mitrailleurs', a-t-il ajouté.

Chose rare en Allemagne, des policiers équipés d'armes automatiques ont déjà été déployés dans certains lieux publics depuis l'attentat de Berlin du 19 décembre.

Les personnes se rendant à la porte de Brandebourg pour y admirer cette année le spectacle pyrotechnique n'auront par ailleurs pas le droit d'avoir avec eux des bagages, des sacs à dos, des feux d'artifices et des bouteilles en verre.

La circulation automobile sera par ailleurs interdite sur de nombreux axes proches du lieu de rassemblement. Ailleurs dans la capitale, les Berlinois pourront toujours, comme le veut la tradition, faire leurs propres feux d'artifices.

Manquements dans l'enquête

Le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung revient jeudi sur les manquements des services antiterroristes allemands qui auraient fait preuve de nonchalance pour traiter du cas de l'auteur présumé de l'attentat de Berlin, Anis Amri, jugeant peu probable qu'il commette un attentat malgré le suivi dont il faisait l'objet.

Relatant le contenu de rapports du centre allemand de lutte antiterroriste, le dernier étant daté du 14 décembre soit cinq jours avant l'attaque de Berlin, le journal note que les autorités savaient que le Tunisien entretenait des contacts étroits avec les milieux djihadistes allemands et avait été catalogué par la police de Dortmund 'sympathisant (du groupe) Etat islamique' (EI).

Les enquêteurs étaient également informés qu'Anis Amri avait au moins à une reprise cherché sur Internet les moyens de fabriquer une bombe tuyau et avait, dans une discussion en ligne, proposé ses services comme kamikaze, probablement à un membre de l'EI.

Huit identités connues

En outre, les experts du centre antiterroriste avaient établi que le Tunisien disposait de huit identités connues, circulait librement et constamment sur le territoire allemand et avait ses entrées dans une école islamique de Dortmund soupçonnée de préparer ceux qui désiraient rejoindre les rangs de l'EI en Syrie et en Irak.

Cette école était, selon les enquêteurs, dirigée par un ressortissant germano-serbe de 36 ans et militant islamiste radical notoire arrêté début novembre dans le coup de filet qui a démantelé un réseau de recrutement présumé de l'EI dirigé par Ahmad Abdulaziz Abdullah A., alias 'Abou Walaa', surnommé 'le prédicateur sans visage' en raison de ses vidéos en ligne où il prenait soin d'apparaître de dos.

Malgré ces indices, le centre a, sur une échelle de 1 à 8 allant du plus dangereux au moins dangereux, attribué à Anis Amri le niveau 5 qui, selon le journal, signifie 'qu'un acte de violence est peu probable'. Les enquêteurs ont au surplus perdu sa trace en novembre, souligne encore la Süddeutsche Zeitung.

/ATS


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