Un anesthésiste, poursuivi pour empoisonnements, en garde à vue

Un médecin-anesthésiste de Besançon a été placé en garde à vue mardi matin pour être interrogé ...
Un anesthésiste, poursuivi pour empoisonnements, en garde à vue

Un anesthésiste, poursuivi pour empoisonnements, en garde à vue

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

Un médecin-anesthésiste de Besançon a été placé en garde à vue mardi matin pour être interrogé sur 'une cinquantaine' d'incidents médicaux, a-t-on appris de source proche du dossier. Le spécialiste est déjà inculpé pour sept empoisonnements

Cette garde à vue s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire sur de nouveaux 'faits d'empoisonnement potentiels qui ont fait l'objet d'un plus de deux ans d'investigations', a-t-on précisé de même source.

Cette enquête est distincte de l'information judiciaire dans laquelle le docteur avait été mis en examen en mai 2017 pour les sept premiers cas suspects de patients. Ceux-ci avaient fait des arrêts cardiaques, deux étant décédés et cinq ayant pu être ranimés. Le médecin réputé, qui clame son innocence, avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer son métier d'anesthésiste après sa mise en examen.

Il était en liberté mardi lorsqu'il a été placé en garde à vue pour une durée initiale de 24 heures, susceptible d'être prolongée d'autant mercredi matin par le parquet, a-t-on précisé de même source.

L'enquête conduite dans le cadre de la première procédure avait établi que les patients avaient reçu des doses létales de potassium et d'anesthésiques administrées volontairement. Le docteur n'était pas en charge de ces patients mais avait été appelé pour ranimer certains d'entre eux.

Le fait que l'anesthésiste ait exercé dans les deux établissements où les incidents opératoires s'étaient produits et qu'il ait parfois posé le bon diagnostic pour ranimer ces malades en arrêt cardiaque le désignait comme principal suspect aux yeux des enquêteurs. Ceux-ci le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin de créer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

/ATS
 

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