Von der Leyen pour une modification des traités « si nécessaire »

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi pour ...
Von der Leyen pour une modification des traités « si nécessaire »

Von der Leyen pour une modification des traités

Photo: KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi pour une modification des traités de l'UE 'si nécessaire' et l'abandon du vote à l'unanimité des 27 pays membres dans des domaines clés. Cela dans un discours à Strasbourg.

'J'ai toujours soutenu que le vote à l'unanimité dans certains domaines clés n'a tout simplement plus de sens', a déclaré Mme von der Leyen au Parlement européen. Elle s'est dite prête à réformer l'UE, y compris 'en changeant les traités si nécessaire'.

La présidente de l'exécutif européen s'exprimait lors de la cérémonie de clôture de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, une vaste consultation citoyenne à l'échelle de l'UE.

'Jouer un rôle plus important'

'L'Europe devrait jouer un rôle plus important, par exemple dans le domaine de la santé ou de la défense. Et nous devons améliorer en permanence le fonctionnement de notre démocratie', a déclaré Ursula von der Leyen. 'Je serai toujours du côté de ceux qui veulent réformer l'UE pour qu'elle fonctionne mieux', a-t-elle ajouté.

Le Parlement européen avait appelé la semaine dernière au démarrage d'une procédure de changement des traités européens. Une étape risquée mais nécessaire pour certaines des propositions, comme, par exemple, donner un droit d'initiative au Parlement ou élargir les compétences de Bruxelles en matière de défense ou de santé.

L'unanimité, source de blocage

L'unanimité des Etats membres, nécessaire sur un certain nombre de sujets, la fiscalité notamment, et source fréquente de blocages, comme le montrent actuellement les discussions difficiles sur un embargo du pétrole russe, est également remise en cause.

L'idée d'un changement des traités suscite toutefois l'hostilité d'une partie des Vingt-Sept. Dix pays de l'UE, dont le Danemark, la Suède, la Finlande et la Bulgarie, ont fustigé lundi les 'tentatives inconsidérées et prématurées' de lancer une telle procédure.

Quelque 325 mesures approuvées

Née d'une idée du président français Emmanuel Macron, la Conférence sur l'avenir de l'Europe avait débuté il y a un an. Au final, à travers un vaste processus de panels et de groupes de travail thématiques, associant 800 citoyens, des élus, des représentants divers de la société civile, quelque 325 mesures déclinant 49 propositions ont été approuvées le 30 avril.

'Votre message a été reçu', a lancé Mme von der Leyen aux participants. 'Il y a déjà beaucoup de choses que nous pouvons faire sans attendre', a-t-elle estimé, en promettant de nouvelles propositions dans son discours sur l'état de l'Union le 3 septembre.

/ATS
 

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