Yémen: l'ONU lance une enquête internationale

Des investigations internationales auront bien lieu sur les violations depuis le début du conflit ...
Yémen: l'ONU lance une enquête internationale

Yémen: l'ONU lance une enquête internationale

Photo: Keystone

Des investigations internationales auront bien lieu sur les violations depuis le début du conflit au Yémen. Le Conseil des droits de l'homme a adopté vendredi à Genève un compromis sur un dispositif de trois spécialistes plutôt qu'une Commission d'enquête formelle.

Validé sans vote, ce 'groupe d'experts internationaux et régionaux' devra 'établir les faits et les circonstances liés aux violations présumées et abus et, lorsque c'est possible, identifier les responsables'. Il sera nommé d'ici la fin de l'année par le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein.

Cette structure rappelle celle qui avait été adoptée sur les violences dans la province du Kasaï en République démocratique du Congo (RDC) lors de la précédente session du Conseil. Ce dispositif devra rendre un rapport à l'enceinte onusienne dans un an. Par ailleurs, le Conseil demande aussi à la Commission nationale yéménite d'intensifier son action.

Les Pays-Bas avaient échoué à deux reprises à faire adopter le lancement d'une Commission d'enquête internationale indépendante nommée par le président du Conseil. Jeudi soir, la France a annoncé travailler à un compromis pour éviter un troisième refus. Une pression intense a été mise ces derniers jours par l'Arabie saoudite sur les membres du Conseil.

Dans une lettre révélée cette semaine, Ryad menaçait ceux qui voteraient en faveur d'une Commission d'enquête formelle. Cette approche aura contribué à diminuer la portée du dispositif et l'Arabie saoudite et le Yémen ont salué les 'efforts' pour obtenir une résolution unifiée. L'ambassadeur yéménite a indiqué que son pays coopérerait pour la mise en oeuvre de cette décision.

Depuis l'intervention de la coalition arabe menée par Ryad en mars 2015, le conflit au Yémen a fait près de 8500 tués et 48'000 blessés, dont de nombreux civils. Il a aussi provoqué une grave crise humanitaire.

/ATS
 

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