Les habitants de Develier peuvent librement participer à des rendez-vous dédiés à la permaculture dans leur village. Depuis 2019, des séances sont organisées gratuitement plusieurs fois par mois
Des jardiniers appliqués se retrouvent certains matins et d’autres soirs, à côté de la mairie de Develier. Munis de leurs gants, leurs sécateurs et de leur bonne volonté, ils s’occupent des fraises, des oignons, des choux et d’autres récoltes. Parmi ces jardiniers, il y a Gérard, Madeleine ou encore Jeannine. Ce sont des passionnés de permaculture, habitants de Develier. Et la règle, aux cours de permaculture du village… c’est justement qu’il n’y a pas de règles : vient qui veut, quand il peut. Ca fonctionne comme ça depuis 2019. Caroline Toussaint a été y planter son micro lors d'un rendez-vous matinal :
« Les limaces, il ne faut pas les tuer. Elles mangent ce qui est passé, le prémâchent et nourrissent les champignons… et les champignons, ça fait pousser tout le système !»
Conseils 100% gratuits
Menées par Gérard Rais, un passionné de permaculture, ces séances sont ouvertes à tous les habitants de Develier. Elles sont gratuites ; Gérard y voit un moyen de transmettre des conseils, à ceux qui souhaiteraient se lancer dans la permaculture... et les autres. Jeannine, par exemple, n'a pas de jardin, mais a tout de même à coeur de travailler la terre sans produits chimiques. « En fait, c’est simple la permaculture. Quand on comprend qu’il faut laisser faire la nature, on a tout compris », admet Gérard, qui explique aussi la photosynthèse ou encore l'utilité des vers de terre.
Nourrir la terre et les estomacs
« De toute façon, la nature est plus forte que nous, on le voit ici, avec tous ces légumes qui ont été ravagés par la grêle… c’est comme ça », déclare Gérard, philosophe. Ne reste plus qu'à utiliser les feuilles abimées comme engrais naturel pour nourrir la terre, et à replanter d'autres légumes... et à attendre qu'ils poussent sagement, aidés par l'eau, le soleil, les champignons, et quelques limaces. Les précieux aliments finiront dans les assiettes des participants, qui peuvent repartir avec quelques récoltes à la fin de chaque séance. Gérard l’assure : « C’est aussi ça, la permaculture : l’échange et le partage. » /cto










