Un dépassement de crédit paradoxal à Develier

Les citoyens devront se prononcer sur une somme supplémentaire de 1,7 million de francs pour ...
Un dépassement de crédit paradoxal à Develier

Les citoyens devront se prononcer sur une somme supplémentaire de 1,7 million de francs pour le projet de lutte contre les crues. Si ce dépassement passe la rampe, la charge communale… diminuera.

Les travaux de protection des crues sont déjà bien avancés à Develier, comme ici à la fin du village en direction de Bourrignon. Les travaux de protection des crues sont déjà bien avancés à Develier, comme ici à la fin du village en direction de Bourrignon.

La valse des chiffres monopolisera l’attention à Develier. Les citoyens sont convoqués à une assemblée communale lundi soir. Ils seront appelés à se prononcer sur un dépassement de crédit de 1,7 million de francs concernant le projet de protection contre les crues qui a en grande partie été mené à bien. Seul le secteur de la Golatte n’a pas encore été réalisé et est suspendu à la décision des Escargots.

Le crédit initial se montait à 5,7 millions de francs et avait été accepté par la population en 2020. Il atteint à présent 7,4 millions. Le maire de Develier Gabriel Chappuis l’explique : « Nous avons eu deux grandes surprises. La première, ce fut une crue centennale le 10 juillet 2021 qui nous a imposé des mesures urgentes qui ont coûté plus de 370'000 francs. La deuxième surprise, ça a été l’inflation galopante des années 2021, 2022, 2023 et 2024. Ce sont des coûts supplémentaires très importants que nous n’avons pas pris en compte en 2018 », souligne-t-il, faisant référence à la date à laquelle le projet « Pro-Vita » a été lancé.

Gabriel Chappuis : « Nous avons eu deux grandes surprises. »

Un crédit en hausse, une charge en baisse

La mission des citoyens ce lundi est simple : soit ils acceptent le dépassement de crédit et ainsi l’aboutissement du projet en y intégrant le secteur de la Golatte, soit ils le refusent et « Pro-Vita » sera terminé avant l’heure. « Ce serait regrettable », affirme Gabriel Chappuis. Et le maire dispose d’un argument de poids. Par le jeu des subventions et des dons, la charge communale se monterait à 1’150'000 francs si le projet allait à son terme en menant les travaux à la Golatte. En revanche, elle afficherait 1,5 millions de francs si cette dernière étape n’était pas menée à bien. Gabriel Chappuis l’explique par le fait que certains dons sont conditionnés à la concrétisation totale du projet. Il en va de même pour des subventions et des frais de dossiers.


Travaux conséquents à la Golatte

Le chantier prévu dans le secteur de la Golatte est important. D’une part, il est prévu d’augmenter la capacité du tronçon qui traverse la route cantonale. D’autre part, les travaux permettront une mise à ciel ouvert sur plus de 200 mètres de la canalisation actuelle. « Cette mise à ciel ouvert va permettre de revitaliser ce ruisseau. Expérience faite, je peux vous dire que la vie revient en six mois dans la rivière », se réjouit le maire qui espère le soutien de ses citoyens. /mle

Gabriel Chappuis : « La vie revient en six mois dans la rivière. »


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