L’Ajoulot de 23 ans a pris ses quartiers « En Solier » début avril. Paysagiste de formation, il avait à cœur d'offrir ses services à la collectivité.
C’est lui qui œuvre désormais à l’entretien du cimetière de Porrentruy. Théo Loviat est le nouvel intendant « En Solier ». Paysagiste de formation, cet Ajoulot de 23 ans a pris ses quartiers début avril sur les hauteurs de la cité des princes évêques. Ul succède à Charles-André Botteron, parti à la retraite. « J’avais envie de nouveauté et de satisfaire un plus grand groupe de personnes plutôt qu’un seul client, et d’offrir mes services aux habitants de Porrentruy », explique Théo Loviat.
Théo Loviat : « J'avais envie d'offrir mes services aux habitants de Porrentruy. »
Désormais, cet habitant de Courchavon s’occupe des espaces verts de cette immense parcelle d’un peu plus de 2 hectares. Et le travail ne manque pas juste avant la Toussaint : « C’est un peu l’événement de l’année, explique-t-il. Tout le monde vient entretenir les tombes avant l’hiver pour l’année suivante. » L’un des gros défis, c’est le désherbage, des très nombreux sentiers en gravier notamment. « Au début, j’avais peur de ne pas satisfaire, reconnaît Théo Loviat. Mais un gros boulot a déjà été fait et on fait tout pour que le lieu soit propre pour la Toussaint », assure-t-il alors que ses collègues s’affairent un peu partout autour de nous.
Soigner les plantes et les émotions
Son lieu de travail atypique lui demande de réaliser des tâches que l’on ne rencontre pas dans le jardin des clients privés puisqu’il doit également s’occuper des creuses pour les cercueils et les urnes, mais aussi assister les familles et les services de pompes funèbres lors des cérémonies. S’il y avait un peu d’appréhension, Théo Loviat savait où il allait : « Durant mon stage et mon apprentissage, j’ai eu l’occasion de faire des creuses, de participer à tout ce qui était cérémonial, un peu en retrait. Je savais où j’allais », explique-t-il.
Quand on lui demande s’il n’est pas un peu jeune pour finir au cimetière, Théo Loviat répond avec aplomb : « Il y a des responsabilités, mais à mon âge d’autres ont déjà monté leur société, repris l’exploitation familiale. Je me dis que c’est aussi l’occasion de grandir ! » /tna








