Assad se rend à Maaloula reconquise par l'armée pour Pâques

Alors que le président syrien Bachar al-Assad s'est rendu pour Pâques dans la localité chrétienne de Maaloula, les rebelles ont mené des attaques notamment à Homs et Damas. Le conflit en Syrie a incité le pape à demander aux belligérants "l'audace de négocier la paix".

Lors de son traditionnel message pascal, dimanche, avant la bénédiction "urbi et orbi"", le pape a évoqué la Syrie. François a notamment exhorté les belligérants à cesser d'"utiliser la force pour semer la mort, surtout contre la population sans défense" et à permettre l'accès des populations "aux aides humanitaires nécessaires".

Auparavant, dans la matinée, le président Bachar al-Assad a effectué un rare déplacement à l'occasion de la fête de Pâques. Il s'est rendu à Maaloula. Ce village a été repris aux rebelles par l'armée en début de semaine.

Assad visite un monastère

La présidence syrienne a montré une photo de M. Assad au côté d'un dignitaire chrétien, lors d'une visite à l'antique monastère endommagé. Il tient dans ses mains ce qui semble être des fresques endommagées de la vierge Marie et de Jésus.

La guerre civile n'a toutefois pas connu de trêve le jour de Pâques. Les rebelles syriens ont lancé dimanche une contre-offensive dans la vieille ville de Homs (centre). Ils ont pris le contrôle de plusieurs bâtiments dans des zones tenues par le régime, a indiqué une ONG.

Au même moment, des affrontements avaient lieu aux abords de la vieille ville. L'armée a attaqué les rebelles avec des roquettes et en faisant usage de chars. Des violences qui répondent à un attentat-suicide à la voiture piégée mené par des insurgés du front Al-Nosra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie, lequel a coûté la vie à cinq militaires.

Des tués à Damas

Les violences ont aussi touché dimanche la place Arnous, dans le centre de Damas. Un homme et ses deux enfants ont péri dans une attaque d'obus.

Durant ce week-end, quatre journalistes français ont été libérés après dix mois de captivité en Syrie aux mains d'un groupe jihadiste lié à Al-Qaïda. Ils sont arrivés dimanche en France, chaleureusement accueilli par le président François Hollande. Il a rappelé que la France "ne paie pas de rançon" dans les prises d'otages.

Amaigris et fatigués, les quatre journalistes ont reconnu n'avoir "pas toujours" été bien traités par leurs ravisseurs. "Ça a été long, mais on n'a jamais douté. De temps en temps, on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé", a dit l'un d'eux, Didier François.

Armes chimiques

La France a par ailleurs annoncé avoir des "éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime du président Bachar al-Assad dans le nord-ouest du pays, près du Liban. Ces allégations doivent toutefois encore être vérifiées.

"Nous avons encore quelques éléments, mais je n'ai pas les preuves donc je ne peux pas ici les donner", a aussi dit le président François Hollande.

/ATS


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