Bethléem prie pour la paix sur fond de regain de violence à Gaza

Bethléem célébrait mardi soir Noël sur fond de nouvelles violences à Gaza et des guerres au Moyen-Orient et en Afrique. La fête religieuse devait se tenir en présence du président palestinien Mahmoud Abbas et de la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite privée.

A Bethléem, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, devait appeler à une "solution juste et équitable" au conflit israélo-palestinien et à la réconciliation au Moyen-Orient, dans son homélie de Noël dont l'AFP a obtenu copie.

"O divin Enfant, Dieu de bonté et de miséricorde, jette un regard de bonté sur la Terre sainte et nos peuples qui vivent en Palestine, en Israël et Jordanie et sur tous les peuples du Moyen-Orient. Donne-leur tous la réconciliation pour qu'ils deviennent tous frères - fils d'un seul Père", devait implorer Mgr Twal.

Le prélat devait rappeler aussi dans son homélie "tous les drames de l'humanité sur les cinq continents: des guerres civiles en Afrique au typhon aux Philippines, en passant par la situation difficile en Egypte et en Irak et la tragédie syrienne".

Allures de kermesse

A Bethléem, le lieu de la naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, la place de la Mangeoire, en face de la basilique de la Nativité, avait pris mardi des allures de kermesse. La foule bon enfant se pressait au pied d'un sapin de Noël géant illuminé et d'une crèche. Une chorale reprenait des chants de Noël.

Mais le climat festif est assombri cette année par les espoirs déçus après la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens, fin juillet.

Les incidents violents se sont multipliés de part et d'autre ces derniers temps en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza. Mardi, une enfant palestinienne a été tuée et au moins six autres Palestiniens blessés dans des raids israéliens sur la bande de Gaza, selon des sources médicales locales. Il s'agirait de représailles à un tir de sniper qui a tué un Israélien travaillant sur la frontière.

/ATS


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