Boeing: rien "d'anormal" qui permette d'expliquer sa disparition

La transcription des dernières communications avec le vol MH370 n'a rien révélé d'"anormal" qui permette d'expliquer sa disparition, a annoncé mardi la Malaisie. Dans l'océan Indien, l'espoir s'amenuise de retrouver les boîtes noires à temps.

Par ailleurs l'étude des dernières communications entre le cockpit et le contrôle aérien n'a rien révélé d'"anormal", a annoncé le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein.

Publiée dans son intégralité pour la première fois, la transcription des 54 minutes d'échanges lapidaires et techniques se conclut par la réponse du cockpit au contrôle aérien malaisien lui annonçant qu'il doit désormais contacter les contrôleurs vietnamiens.

Sonde de 35 kilos

Par ailleurs, un bâtiment de la Marine australienne, l'Ocean Shield, a quitté Perth (ouest de l'Australie) lundi soir en emportant une sonde de 35 kilos (Towed Pinger Locator) attachée au bout d'un câble pour capter les émissions acoustiques des boîtes noires.

Le navire devrait mettre jusqu'à trois jours pour atteindre la zone où ont été repérés de possibles débris de l'avion, soit quasiment à expiration de la durée théorique (30 jours) d'émission des boîtes noires du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord.

"Il nous reste environ une semaine, mais la durée de vie de la batterie (des boîtes noires) dépend de la température de l'eau, de la profondeur et de la pression", a souligné le ministre australien de la Défense, David Johnston.

Surface de la Norvège

Les recherches s'étendent sur une immense aire marine de 319'000 km2 (la surface de la Norvège) et même si un périmètre plus réduit est établi pour le sonar américain, celui-ci doit être tracté à 5 km/h pour qu'il puisse détecter des signaux.

Comparaison est souvent faite avec le vol 447 d'Air France qui avait disparu au-dessus de l'Atlantique en juin 2009.

Les enquêteurs savaient alors où chercher et des morceaux de l'appareil avaient été retrouvés cinq jours plus tard. Mais il avait fallu 23 mois pour retrouver les boîtes noires et en savoir plus sur le drame qui avait coûté la vie à 228 personnes.

/ATS


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