Brésil: la présidente Dilma Rousseff recule - Grève le 11 juillet

La présidente Dilma Rousseff a reculé partiellement sur ses projets politiques face à une levée de boucliers parlementaire. Jusque-là discrets, les syndicats se sont joints au vent de fronde qui ébranle le pays depuis deux semaines, en annonçant une grève pour le 11 juillet.

Au terme d'une journée houleuse à Brasilia, le ministre de l'Education Alois Mercadante a annoncé que la présidente allait bien "transmettre au président de la chambre et du Sénat la proposition de l'exécutif en faveur de la convocation d'un référendum". Mais "nous n'avons pas le temps pour mettre en place une assemblée constituante", suggérée la veille par la cheffe de l'Etat.

Coalition divisée

Cette proposition a soulevé toute la journée une vive polémique dans les cercles parlementaires, laissant apparaître des fissures au sein de la coalition au pouvoir. "A aucun moment les députés n'ont pensé accepter cette proposition", a lancé le président de Congrès des députés, Henrique Eduardo Alves, du PMDB, le grand parti centriste brésilien allié du Parti populaire (PT) au pouvoir.

Ce dirigeant a annoncé la création d'un groupe de travail parlementaire chargé de faire des propositions de réformes politiques, qui pourraient concerner la loi sur les partis ou le scrutin électoral.

Grève générale

Jusqu'à présent écartées par les manifestants, les principales centrales syndicales brésiliennes ont annoncé une grève le 11 juillet, à la veille d'une rencontre, ce mercredi avec Dilma Rousseff. "Nous voulons exprimer nos critiques envers la politique économique du gouvernement et manifester contre l'inflation", a déclaré le dirigeant de la centrale Força Sindical.

Les syndicats entendent revendiquer la réduction de la journée de travail, la revalorisation des retraites et de plus grands investissements dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Leur journée de mobilisation n'a aucun rapport avec les appels à paralyser le pays le 1er juillet qui circulent sur les réseaux sociaux, ont-ils souligné. Pendant que les élites du pays débattaient dans la capitale, certaines favelas de Rio de Janeiro sont entrées pour la première fois dans la danse.

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