Bruxelles accroît la pression économique sur la France

La Commission européenne a accru la pression sur la France mercredi pour qu'elle fasse plus en terme de réformes et ne devienne pas l'homme malade de l'Europe. Elle a lancé cet appel dans le cadre ses recommandations économiques aux pays de l'UE.

Bruxelles a demandé à Paris de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites et le ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard".

L'exécutif européen recommande notamment à Paris "d'adapter les règles d'indexation, les âges minimum et de taux plein, la période de contribution et les régimes spéciaux, mais en évitant d'augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites".

Notaires et taxis évoqués

Le gouvernement français souhaite proposer à l'automne une nouvelle réforme des retraites, après celles de 2003 et 2010. Une concertation va s'engager entre le gouvernement et les partenaires sociaux lors d'une conférence sociale les 20 et 21 juin.

La recommandation faite par Bruxelles s'inscrit dans le cadre des six mesures demandées mercredi à Paris pour doper sa compétitivité. Elle renouvelle sa demande de réforme du marché du travail et d'ouverture de certaines professions comme les notaires ou les taxis.

Pologne, Espagne ou Portugal

Deuxième économie de la zone euro, la France est sous pression pour se réformer car si son économie décroche durablement, l'ensemble de l'Europe sera tirée vers le bas. La Commission a dévoilé son ordonnance pour doper la compétitivité de chaque Etat membre, à l'exception de ceux placés sous programme d'aide (Grèce, Irlande, Portugal et Chypre).

Elle a également fait le point sur l'assainissement de leurs finances publiques. Elle a confirmé le délai de deux ans accordé à la France pour revenir dans les clous des 3 % de déficit public. Mais elle a donné un calendrier précis: 3,6 % du PIB en 2014 et 2,8% en 2015, après 3,9 % cette année.

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