Des doutes sur le retrait des troupes russes

Vladimir Poutine a ordonné aux forces russes qui ont participé à des manoeuvres près de la frontière ukrainienne de regagner leurs bases d'attache, a annoncé le Kremlin lundi. L'OTAN n'a toutefois constaté aucun mouvement de retrait.

Le département américain de la Défense a fait le même constat. La présence de soldats russes dans les régions frontalières de l'Ukraine, estimée à 40'000 militaires par l'OTAN, a accentué la tension dans la région.

Le 7 mai, Vladimir Poutine avait déjà annoncé un tel retrait, sans qu'aucun mouvement de troupes n'ait ensuite été observé. "C'est la troisième déclaration de Poutine" annonçant une telle décision "mais nous n'avons toujours pas vu de retrait", a souligné le secrétaire général de l'organisation Anders Fogh Rasmussen à Bruxelles.

"Je le regrette, car ce serait le signe d'une désescalade et si un jour nous voyons les signes d'un retrait, je serai le premier à m'en réjouir", a-t-il assuré. M. Rasmussen a exhorté Moscou à adopter "une attitude plus constructive" en dialoguant avec Kiev.

Moins d'avions

Sur le terrain, les gardes-frontière ukrainiens ont néanmoins constaté une baisse de l'activité du côté russe. "Avant, on voyait dix avions ou plus longer la frontière en vingt-quatre heures et des véhicules militaires approcher. Actuellement, il n'y a rien de tout cela", selon leur porte-parole Oleh Slobodyan.

Parallèlement au retrait annoncé de ses soldats, Moscou a appelé Kiev à "mettre fin immédiatement à l'opération répressive et aux violences" et à retirer ses troupes.

Dans l'est de l'Ukraine, des affrontements sporadiques se poursuivent entre insurgés armés et soldats ukrainiens dans les régions séparatistes de Lougansk et de Donetsk.

/ATS


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