Deux journalistes français tués peu après leur enlèvement à Kidal

Deux journalistes de Radio France Internationale ont été tués peu après avoir été enlevés samedi à Kidal, dans le nord-est du Mali. Une enquête a été ouverte pour connaître les circonstances de leur décès, a indiqué en début de soirée le ministère français des Affaires étrangères.

François Hollande s'est dit consterné et a qualifié la mort des deux journalistes "d'acte odieux". Dans un communiqué, l'Elysée signale également que le président français réunira dimanche matin les ministres concernés pour établir les conditions de cet assassinat.

Les deux journalistes ont été enlevés par un groupe armé, a fait savoir le ministère français des Affaires étrangères. "Les services de l'Etat français, en lien avec les autorités maliennes, mettent tout en oeuvre pour que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur les circonstances de leur décès", a affirmé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

Rumeurs d'intervention française

Plusieurs médias ont fait état d'un survol du véhicule des ravisseurs par un hélicoptère français, voire d'une intervention des forces armées françaises. Aucun ministère français n'a souhaité confirmer ou infirmer cette information.

Le ministère de la Défense, qui indique une présence "légère et discrète" des forces françaises à Kidal, a précisé que les deux journalistes avaient rencontré les militaires de l'opération Serval à Bamako et leur avaient demandé de les transporter jusqu'à Kidal.

"Conseil leur avait été donné de ne pas s'y rendre, en raison de l'insécurité qui y persiste et de la rivalité des différents groupes qui agissent sur zone", écrit le ministère de la Défense. "En dépit de ce conseil, les deux journalistes ont emprunté un transport de la Minusma pour se rendre à Kidal", ajoute-t-il.

Corps à dix kilomètres

Un haut responsable du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, séparatistes touaregs) avait annoncé la découverte des corps à l'extérieur de Kidal. Un officiel malien se trouvant dans la mairie de Kidal au moment des faits, avait également confirmé cette information.

Selon une source de la sécurité malienne, les journalistes ont été tués à une dizaine de kilomètres à l'extérieur de la ville.

/SERVICE


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