Deux souverains se rencontrent: Elizabeth reçue par François

Plus de trente ans après la guerre des Malouines, qui a opposé Buenos Aires et Londres, la reine Elizabeth II, "gouverneur suprême" de l'Eglise anglicane, a été reçue jeudi au Vatican par le pape argentin François pour une brève entrevue cordiale. Il lui a offert un présent pour le petit prince George.

A l'issue d'une entrevue de 17 minutes, François a offert au couple royal un globe en lapis-lazuli surmonté d'une croix, un "orbe royal" symbole de la domination du Christ sur le monde, pour le petit prince George, âgé de huit mois et fils de Kate et de William.

Dans un autre geste symbolique, il a aussi offert le facsimile d'un document papal de 1679 reconnaissant dans l'Eglise tout entière le culte d'un saint britannique, Saint-Edouard le Confesseur, lointain parent de la reine.

La reine et le prince consort lui ont pour leur part présenté des produits de leurs propriétés royales - miel, confitures, oeufs, cidre, bière, etc. dans un grand panier, accompagné d'une bouteille de jus de pomme et une autre de whisky, le pape François semblant un peu surpris.

"Vive la reine"

La reine est arrivée au Vatican avec vingt minutes de retard, et s'est excusée en expliquant "nous avions un agréable repas avec le président" italien Giorgio Napolitano, a-t-elle confié. Le pape les a accueillis par un simple "welcome" et a peu parlé pendant la partie publique de l'entretien, en présence d'un groupe de journalistes.

Des deux côtés de la via della Conciliazione, l'avenue qui relie le Tibre à la place Saint-Pierre, une petite foule de badauds et de fidèles a salué le passage de la limousine noire du couple royal. Des "vive la reine" ont fusé et des dizaines de portables, certains brandis par des prêtres et des religieuses, ont immortalisé l'instant.

L'entrevue a été brève, bien que les sujets délicats ne manquassent pas, notamment sur les évolutions sociétales qui divisent anglicans et catholiques, et les anglicans entre eux (ordination des femmes et mariage homosexuel).

L'Eglise anglicane est séparée de Rome depuis le divorce du roi Henry VIII au XVIe siècle. Elle est dirigée par l'archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, mais la reine en est le "gouverneur", même si elle n'a dans les faits aucun pouvoir sur elle.

/ATS


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