Dieudonné soupçonné de fraude fiscale et de blanchiment

Le polémiste Dieudonné a été mis en examen le 10 juillet dernier pour abus de biens sociaux, fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. L'information judiciaire qui le vise concerne également des faits d'organisation frauduleuse d'insolvabilité et d'escroquerie, pour lesquels il n'a pas été mis en examen.

Une information judiciaire le visant a été ouverte le 1er avril à la suite de signalements de Tracfin, la cellule française de lutte contre le blanchiment. Dieudonné faisait notamment l'objet d'un signalement pour avoir fait envoyer par des proches depuis 2009 plus de 400'000 euros (483'000 francs environ) au Cameroun, pays d'origine de son père, selon une source proche du dossier.

Sanjay Mirabeau, l'avocat de Dieudonné, a salué cette mise en examen, qui permettra à son client d'avoir accès au dossier. "On a demandé la mise en examen pour prouver qu'on n'a commis aucune infraction fiscale", a-t-il dit, ajoutant s'attendre à une clôture prochaine de l'enquête et n'avoir aucune inquiétude quant à son issue. "Tout est régulier", a poursuivi Sanjay Mirabeau. "Ils essaient de trouver des choses pour le gêner dans sa tournée".

Célèbre pour sa "quenelle", geste interprété comme un salut nazi inversé par des associations mais qu'il présente comme une manifestation "antisystème", le polémiste est confronté à de nombreuses poursuites judiciaires en France.

Il sera ainsi jugé le 26 novembre prochain devant le tribunal correctionnel de Paris pour un appel aux dons qu'il avait lancé pour l'aider à payer des amendes pénales qu'il a depuis régularisées.

"Apologie d'actes de terrorisme"

La loi sur la presse interdit d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, des frais et des dommages-intérêts prononcés par des condamnations judiciaires, sous peine de six mois d'emprisonnement et de 45'000 euros d'amende, ou de l'une de ces deux peines.

Le parquet de Paris a par ailleurs ouvert en septembre dernier une enquête préliminaire le visant pour "apologie d'actes de terrorisme" après la diffusion d'une vidéo sur l'assassinat du journaliste américain James Foley par l'Etat islamique (EI).

Sur impulsion de Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, plusieurs villes ont interdit en début d'année la production de son spectacle "Le Mur".

/ATS


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