Dizaines de milliers de militants des Frères musulmans mobilisés

L'armée égyptienne a déroulé des fils de fer barbelés autour de la caserne où se trouve le président Mohamed Morsi, ont indiqué des témoins. Un correspondant de l'agence Reuters a également vu des militaires prendre position aux abords de la mosquée Babaa Adaoueya.

Des blindés et des véhicules de transport de troupes ont été déployés autour du site où se tient le principal rassemblement des partisans du chef de l'Etat pour les empêcher de marcher vers le palais présidentiel, ont encore déclaré ces témoins.

Selon le correspondant de Reuters, plusieurs dizaines de milliers de militants des Frères musulmans se sont réunis aux abords de la mosquée Babaa Adaoueya pour réclamer le respect de l'ordre constitutionnel.

Dans un communiqué, l'armée nie vouloir s'en prendre à eux et assure qu'elle ne fait que sécuriser la zone. "L'armée égyptienne appartient à tous les Egyptiens", a ajouté l'état-major.

Interdiction de quitter l'Egypte

Par ailleurs, le président Mohamed Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans ont été interdits de quitter l'Egypte. Cette mesure a été décidée dans le cadre d'une enquête sur une affaire d'évasion de prison en 2011. Un conseiller de Morsi a dénoncé un coup d'Etat.

"Tous les suspects impliqués dans l'affaire des évasions de la prison de Wadi Natroun en 2011, dont le président Mohamed Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans, sont sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire conformément à une décision de hauts responsables de la sécurité", a déclaré une source au sein des services de sécurité.

Des responsables à l'aéroport du Caire ont confirmé avoir reçu l'ordre d'empêcher les responsables islamistes, dont le Guide suprême de la puissante confrérie Mohammed Badie et son "numéro 2" Khairat al-Chater, de voyager.

Fin de l'ultimatum

Ces mesures interviennent alors que vient d'expirer un ultimatum de l'armée qui avait donné lundi 48 heures à M. Morsi pour se plier "aux revendications du peuple" dont une partie participe depuis dimanche à des manifestations monstres réclamant son départ.

/SERVICE


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