La coalition vise l'or noir des jihadistes en Syrie

La coalition anti-jihadistes menée par les Etats-Unis a intensifié ses frappes en Syrie et en Irak. Des raids ont notamment touché de modestes raffineries contrôlées par l'Etat islamique (EI), un groupe terroriste que les Etats-Unis ont sous-estimé, a admis Barack Obama.

Washington s'est trompé sur la capacité de l'armée irakienne à faire face aux jihadistes dans le nord de l'Irak, a déclaré dimanche le président américain. Il a aussi reconnu que les services de renseignements américains ont sous-estimé les capacités de l'EI en Syrie.

Sur le terrain, la coalition a attaqué quatre petites raffineries syriennes sous contrôle de l'EI. Les premières évaluations de ces raids "nous font dire qu'ils ont été réussis", a fait savoir dimanche le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. Ces interventions visent à assécher la manne financière que représente l'or noir pour les jihadistes.

Les Etats-Unis et leurs alliés arabes ont étendu leurs frappes aériennes depuis mardi en Syrie. Celles-ci ont notamment causé la mort de Muhsin al-Fadhli, considéré comme le chef du groupe Khorassan, membre de longue date du réseau Al-Qaïda. Ce groupuscule islamiste s'apprêtait, selon Washington, à lancer des "attaques majeures" aux Etats-Unis et en Europe.

Défections chez Al-Nosra

Depuis le début des frappes de la coalition, de nombreux militants islamistes ont quitté le Front Al-Nosra, branche locale d'Al-Qaïda, et d'autres groupes pour se rallier à l'EI.

Probablement pour prévenir de nouvelles défections, le Front Al-Nosra a dénoncé les frappes des Etats-Unis et de leurs alliés en Syrie. Il estime qu'elles constituent des actes de guerre contre l'islam. Il a menacé de représailles tous les pays occidentaux et arabes membres de la coalition.

Malgré les raids, les jihadistes de l'EI poursuivent leurs attaques contre la ville syrienne kurde d'Aïn al-Arab, près de la frontière turque. Depuis une semaine, plus de 150'000 civils ont fui le secteur pour chercher refuge en Turquie voisine.

Dimanche, quelque 400 Kurdes syriens qui s'étaient réfugiés en Turquie ont repassé la frontière pour aller combattre les jihadistes. Mais les autorités d'Ankara interdisent aux Kurdes de Turquie de se rendre à Kobané.

/ATS


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