Ebola: 60 foyers actifs dans trois pays africains

La Guinée, le Libéria et le Sierra Leone comptent "60 foyers actifs" de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola, a indiqué lundi l'ONG Médecins sans frontières (MSF). L'épidémie, aujourd'hui "hors de contrôle", menace de se propager à d'autres zones.

Cette épidémie "est d'une ampleur sans précédent de par sa répartition géographique, de par le nombre de cas et le nombre de victimes", a affirmé MSF dans un communiqué reçu par l'AFP à Dakar. "Soixante foyers actifs ont été identifiés dans ces trois pays", a ajouté l'organisation, sans préciser de répartition géographique.

Selon des bilans pour les trois pays communiqués lundi par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Guinée, le Sierra Leone et le Libéria ont enregistré depuis le début de l'année 567 cas de fièvre hémorragique, dont 385 ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola. On y dénombre 350 morts sur les 567 cas recensés, soit un taux de décès de près de 62%.

Funérailles en cause

Les humanitaires et autorités sanitaires ont expliqué faire face à un nouveau pic depuis fin mai, après avoir constaté une baisse des nouveaux cas entre avril et mai.

Selon MSF, "la recrudescence de cas d'Ebola en Afrique de l'Ouest est due à la mobilité de la population qui assiste à des funérailles où les mesures de contrôle de l'infection ne sont pas appliquées".

Le virus Ebola est hautement contagieux et mortel dans 25 à 90% des cas, selon l'OMS. Il se transmet à l'homme à partir d'animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme. Il n'y a pas de vaccin ni de traitement spécifique contre la fièvre Ebola.

Humanitaires débordés

"La multiplication des zones touchées rend difficile la prise en charge des patients et le contrôle de l'épidémie", a affirmé MSF, qui compte "actuellement près de 300 travailleurs expatriés et nationaux" dans ces trois pays. L'ONG a pris en charge dans ses centres de traitement depuis mars "près de 470 patients, dont 215 cas confirmés" d'Ebola selon son communiqué.

Elle ne peut plus envoyer des équipes sur les nouveaux foyers "qui nécessitent pourtant une prise en charge urgente", a dit l'ONG.

/ATS


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