Egypte: assaut contre un fief islamiste près du Caire

Les forces de sécurité égyptiennes ont poursuivi jeudi leur campagne de répression contre les partisans du président déchu Mohamed Morsi, en prenant d'assaut un bastion islamiste près du Caire. Deux bombes ont été découvertes dans le métro de la capitale.

Selon un responsable de la sécurité, les échanges de tirs "nourris entre les forces de sécurité et les terroristes" dans le village de Kerdassa, proche des pyramides, se sont soldés par la mort d'un général de la police. Dès l'aube, la police et l'armée ont pris d'assaut Kerdassa, bastion islamiste, situé à 14 kilomètres à l'ouest du Caire.

Mi-août une dizaine de policiers y avaient été tués dans un commissariat peu après le début de la campagne de répression des partisans du président déchu. D'après le responsable de la sécurité, l'objectif est d'arrêter "140 personnes recherchées" et de retrouver les auteurs du "massacre".

Des dizaines d'arrestations

Au moins 65 personnes ont été arrêtées, dont certaines impliquées dans l'attaque du commissariat, a rapporté l'agence officielle Mena. Des dizaines d'armes, dont des lance-grenades, ont en outre été saisies.

D'après la télévision égyptienne, la police a repris le contrôle de la ville, où un couvre-feu a été décrété. Lundi déjà, l'armée avait repris sans faire de victimes le contrôle de Delga, une ville de 120'000 habitants dans le centre de l'Egypte.

Bombe sur les rails

Dans la foulée de cet assaut, le trafic du métro du Caire a été interrompu une heure environ après que les forces de sécurité ont assuré avoir découvert deux bombes artisanales sur les rails.

Des experts ont aussitôt été déployés afin d'inspecter l'ensemble du réseau ferré. Le métro du Caire est emprunté chaque jour par au moins trois millions de passagers.

La destitution par l'armée de Mohamed Morsi, consécutive à une vaste mobilisation populaire contre le président issu des Frères musulmans, a plongé l'Egypte dans un cycle de violence qui a fait au moins 1000 morts. Plus de 2000 membres des Frères musulmans ont été arrêtés, dont la quasi-totalité de leurs chefs.

/SERVICE


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