Elections législatives: la Belgique joue à nouveau son destin

Les Belges ont commencé à voter dimanche matin pour des élections législatives cruciales pour l'avenir du pays. Ce scrutin porte en germe le risque d'une nouvelle crise politique. Près de huit millions d'électeurs sont appelés aux urnes.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00, quelques heures après l'attaque meurtrière contre le Musée Juif de Bruxelles qui a fait trois morts et un blessé grave. Ils fermeront entre 14h00 et 16h00, selon l'endroit.

Le vote étant obligatoire en Belgique, la participation, bien qu'en baisse depuis plusieurs années, devrait frôler les 90%. Les premières projections sont attendues en milieu d'après-midi.

La principale crainte est que la Belgique revive dès lundi une crise comparable, voire pire, à celle née au lendemain des précédentes législatives, en 2010. Il avait alors fallu 541 jours pour former un gouvernement.

Tous les regards se tournent vers la Flandre, région néerlandophone du nord du pays, et en particulier vers le score du parti nationaliste N-VA du maire d'Anvers, Bart De Wever qui avait été considéré comme à l'origine de ce blocage. La Nouvelle alliance flamande devrait sortir de nouveau en tête côté néerlandophone, selon tous les sondages.

M. De Wever a fait de l'éviction des socialistes du premier ministre sortant, le francophone Elio Di Rupo, son principal objectif. Pour tenter d'y parvenir, la N-VA devra dépasser le seuil symbolique des 30% dimanche, estiment les analystes. Or un dernier sondage lui donnait 29,8% des intentions de vote.

/ATS


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