Employés soudanais du CICR enlevés au Darfour

Des hommes armés ont enlevé lundi huit employés soudanais du CICR au Darfour. Deux d'entre eux étaient toujours retenus mardi, tandis que les six autres ont été libérés, a annoncé un porte-parole du Comité International de la Croix Rouge (CICR) au Soudan.

L'équipe du CICR a été attaquée alors qu'elle se rendait de Nertiti à Zalingei, dans le centre du Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à des troubles. "Deux collègues, ainsi que deux véhicules, n'ont pas encore été relâchés", a déclaré le porte-parole Rafioullah Qureshi. Selon lui, les six autres membres de l'équipe "vont bien".

Leur libération est intervenue à la suite de contacts "avec différents échelons politiques, militaires, et au sein des services de renseignements, et avec des autorités tribales de la région", a ajouté le porte-parole.

L'équipe revenait d'une mission lors de laquelle elle avait notamment donné des cours de premiers secours. L'attaque a été menée par "un groupe non-identifié d'hommes armés".

Enlèvements fréquents

Outre les soins humanitaires, le CICR, en tant qu'intermédiaire neutre, a participé à des opérations d'échange et de rapatriement de prisonniers détenus par différents groupes armés dans la région.

Des rebelles opposés au gouvernement détiennent nombre de soldats et autres représentants du gouvernement de Khartoum. Des groupes paramilitaires liés au gouvernement sont, eux aussi, soupçonnés de se livrer à des enlèvements et autres crimes dans la région.

Selon des spécialistes du Darfour, le régime soudanais qui a déployé des milices pour combattre la rébellion manque à présent de fonds pour les financer, et certains de ces groupes ont en conséquence recours au banditisme.

Membres de la Minuad retenus

Dans une autre région du Darfour, un hélicoptère et trois membres d'équipage travaillant pour la force de maintien de la paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine (Minuad) sont détenus par un groupe rebelle depuis début août. L'hélicoptère Mi-8 avait été affrété auprès d'une compagnie russe et n'arborait aucun signe distinctif, a précisé un porte-parole de la Minuad.

/SERVICE


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