Espoir américano-russe d'avancée sur les "armes chimiques"

Washington et Moscou ont exprimé vendredi l'espoir qu'une avancée sur les armes chimiques de la Syrie favorise l'organisation d'une conférence de paix. Un point de vue que ne partage pas du tout l'opposition syrienne.

"Nous sommes déterminés à travailler ensemble, à commencer par l'initiative sur les armes chimiques, avec l'espoir que nos efforts seront payants et apporteront paix et stabilité dans cette région tourmentée du monde", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

S'exprimant au deuxième jour de négociations américano-russes à Genève sur la mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien, il a a précisé avoir convenu avec son homologue russe Sergueï Lavrov d'une nouvelle réunion "à New York autour du 28 septembre" pour essayer de fixer une date pour une conférence de paix sur la Syrie.

Cette réunion est censée ouvrir une voie diplomatique pour le conflit et repousser une éventuelle action militaire punitive après l'attaque chimique du 21 août.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a indiqué que le rapport des experts envoyés en Syrie confirmerait l'emploi d'armes chimiques lors de ces attaques. Il a ajouté que Bachar al Assad s'était rendu responsable de "nombreux crimes contre l'humanité". La publication est attendue lundi.

Lavrov appelle à un "consentement mutuel"

A l'issue d'une rencontre tripartite avec l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, Sergueï Lavrov a réaffirmé l'engagement de la Russie en faveur de cette conférence de paix.

Il a appelé à ce que "tous les groupes de la société syrienne y soient représentés". "Les parties syriennes doivent arriver à un consentement mutuel sur l'organe de gouvernement de transition qui disposera de toute l'autorité", a-t-il insisté.

L'opposition prône la fermeté

L'opposition syrienne s'est elle inscrite en faux sur l'idée qu'une percée sur les armes chimiques du régime permettrait d'avancer politiquement sur la paix dans le pays.

Le président français François Hollande a lui décidé "de renforcer le soutien international à l'opposition démocratique pour lui permettre de faire face aux attaques du régime", à l'issue d'une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères d'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et de la Jordanie. Aucune précision n'a été donnée.

Le Conseil fédéral a de son côté adopté un accord portant sur l'assistance humanitaire et technique ainsi que la coopération financière avec la Jordanie où Berne engage en moyenne 10 millions de francs par an.

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