Etat d'urgence et alerte maximale pour lutter contre l'Ebola

Les autorités sanitaires américaines ont porté leur alerte sanitaire au niveau 1, le plus élevé, pour mieux répondre à l'épidémie d'Ebola, selon un porte-parole. De son côté, la présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, a déclaré l'état d'urgence.

"Cette activation nous permet de mobiliser les ressources dans toute l'agence pour répondre à cette crise", a expliqué Tom Skinner, porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). "C'est la première fois depuis 2009 que cette alerte maximale est déclenchée. Elle avait alors été mise en place pour la pandémie de grippe H1N1", a-t-il précisé.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fait désormais état de 932 morts sur 1711 cas d'infection, selon une estimation au 4 août, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires américaines (CDC). Le précédent bilan au 1er août donnait 887 décès sur quelque 1603 cas d'infection depuis mars. L'épidémie touche surtout trois pays d'Afrique de l'Ouest: La Sierra Leone, le Liberia et la Guinée.

En tout, 282 cas mortels ont été recensés au Liberia depuis le début de l'épidémie, en février."Le gouvernement et le peuple du Liberia requièrent des mesures extraordinaires pour la survie même de notre Etat et la protection de notre peuple", a dit Mme Johnson-Sirleaf dans une déclaration officielle. L'état d'urgence s'applique avec effet immédiat et sera en vigueur pour une durée de 90 jours.

Au Nigeria, où l'on craint une propagation de l'épidémie, une 2e victime est décédée, une infirmière ayant succombé à Lagos, la plus grande ville d'Afrique subsaharienne, d'après le ministre nigérian de la Santé, Onyebuchi Chukwu.

Efficacité en doute

Le ministre nigérian a précisé à des journalistes qu'il avait pris contact avec les autorités sanitaires américaines (Centres de contrôle et de prévention des maladies, CDC) pour voir s'il était possible de faire bénéficier les personnes infectées d'un médicament expérimental aux résultats prometteurs.

Le président américain Barack Obama a toutefois estimé prématuré mercredi d'envoyer ce médicament en Afrique: "je pense que nous devons laisser la science nous guider. Et je ne pense pas que nous ayons toutes les informations pour déterminer si ce médicament est efficace", a-t-il déclaré à l'issue du sommet Etats-Unis/Afrique.

L'OMS a annoncé, de son côté, qu'elle allait saisir un comité d'éthique de l'éventuelle utilisation de ce traitement.

/ATS


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