Etats-Unis: le Congrès américain vote le budget 2014

Le Congrès a mis fin à trois années d'instabilité budgétaire aux Etats-Unis en adoptant jeudi un budget pour l'exercice 2014 qui finance les services de l'Etat jusqu'en septembre. La Chambre des représentants avait déjà approuvé mercredi ce budget d'environ 1100 milliards de dollars.

La loi de finances doit à présent être promulguée par le président Barack Obama. "On est un peu en retard, mais on a fait le travail", a déclaré la sénatrice Barbara Mikulski, la présidente de la commission chargée d'élaborer les lois de finances au Sénat.

Tous les démocrates ont voté en faveur de la loi et les républicains se sont divisés, 17 d'entre eux apportant également leur voix en faveur du texte, qui fait 1528 pages.

La mesure finance le gouvernement fédéral jusqu'au 30 septembre et écarte jusque-là le risque d'une nouvelle fermeture des administrations.

Tea Party

Washington était paralysée depuis janvier 2011 par la cohabitation parlementaire entre les démocrates, majoritaires au Sénat, et les républicains, qui ont conquis la majorité à la Chambre aux élections de novembre 2010 grâce à un programme de réduction historique des dépenses fédérales. Au coeur de cette majorité républicaine: des dizaines d'ultraconservateurs du Tea Party hostiles à un compromis.

Les crises se sont ainsi enchaînées, notamment lors des négociations sur le mur budgétaire, conclues in extremis dans la nuit de la Saint Sylvestre 2012.

Fermeture partielle

En octobre, le même dialogue de sourds a conduit à la première fermeture partielle des administrations fédérales depuis 1996, car le Congrès avait échoué à voter une loi de financement du gouvernement avant le début de l'exercice budgétaire 2014, le 1er octobre.

A l'issue de cette ultime crise, républicains et démocrates avaient solennellement promis un retour à la normale. Ils ont tenu leur promesse, marquant un revers pour le Tea Party, qui entendait poursuivre une politique d'austérité plus stricte.

Cet accord ne règle toutefois pas la question distincte du plafond de la dette, qui doit être relevé d'ici début mars pour éviter un défaut de paiement américain, et qui représentera l'ultime mise à l'épreuve du nouvel esprit de coopération loué par les deux partis.

/ATS


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