France: la justice ouvrira les écoles rebelles

La nouvelle ministre française de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem a mis en garde les communes où les maires bloqueraient les écoles pour protester contre la réforme des rythmes scolaires. Les tribunaux administratifs seront saisis pour faire ouvrir ces écoles.

A quelques minutes de la rentrée des classes en France, la ministre a réitéré sa mise en garde aux maires récalcitrants, une vingtaine selon ses services. L'un d'eux, le maire de la ville de Yerres, dans l'Essonne (centre-nord), avait prévu de poser des cadenas sur les grilles des écoles de sa commune.

"Quasiment partout sur le terrain, les élus, les acteurs de la communauté éducative, se sont organisés pour que tout se passe bien", a-t-elle souligné avant de prendre la direction de Clichy-sous-Bois en compagnie du président François Hollande.

"Il y a cette majorité-là, il y a des communes où des difficultés objectives se présentent et nous sommes là pour les aider, et d'autres communes où on veut faire un sujet de politique politicienne (...), je leur demande de prendre leurs responsabilités", a encore ajouté la nouvelle ministre.

Sanctions envisagées

Elle a une nouvelle fois réfuté les arguments des maires qui disent ne pas pouvoir assumer le coût des activités périscolaires: "l'Etat a mis des moyens financiers à la disposition des communes, ce n'est pas comme si on leur avait demandé de tout payer de leur poche".

La loi pour la "refondation de l'école", qui a entériné le passage à cinq matinées et l'organisation d'activités sur le temps ainsi dégagé l'après-midi, prévoit une aide forfaitaire de 50 euros par an et par enfant.

Lundi, Najat Vallaud-Belkacem avait rappelé aux maires qui n'appliqueraient pas la réforme des rythmes scolaires qu'ils s'exposaient personnellement à des sanctions.

/ATS


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