Frappes américaines: l'opposition syrienne "déçue" par Obama

L'opposition syrienne est "déçue" par la décision du président américain Barack Obama de solliciter un vote du Congrès avant des frappes contre l'armée syrienne, a déclaré dimanche un responsable de l'opposition. Par ailleurs, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a indiqué que l'analyse des échantillons prélevés en Syrie pourrait durer trois semaines.

"Nous nous attendions à une frappe directe et imminente, a expliqué Samir Nachar, membre de la direction de la Coalition nationale syrienne de l'opposition. "Nous avons ressenti une déception", a-t-il ajouté. "Mais, après le vote britannique, Barack Obama a voulu renforcer sa position et obtenir une couverture politique".

Le président américain surpris samedi en annonçant sa décision de principe de frappes contre la Syrie, mais pas avant un feu vert du Congrès, écartant ainsi une action militaire à court terme. L'issue du débat est incertaine, de nombreux parlementaires restant sceptiques.

Appui de la Ligue arabe

"Le rapport des services américains de renseignements contient des preuves irréfutables sur la responsabilité du régime dans cette attaque chimique", a ajouté M. Nachar. "Les membres du Congrès vont comprendre que le contexte est complètement différent de celui de l'Irak".

La Ligue arabe, qui se réunit dimanche, "va apporter un soutien très fort au recours à des frappes", a-t-il assuré. "La position turque est aussi très importante. Washington a besoin de ce soutien", a poursuivi M. Nachar.

Le premier ministre turc s'est déclaré insatisfait vendredi d'une possible action militaire limitée contre la Syrie, estimant que toute intervention devait avoir pour objectif un changement de régime dans ce pays.

Laboratoires politiquement neutres

Par ailleurs, les experts de l'ONU envoyé en Syrie pour récolter des échantillons sont rentrés samedi à La Haye, aux Pays-Bas. L'équipe était arrivée le 18 août en Syrie pour enquêter sur plusieurs sites où régime et rebelles s'accusaient d'avoir eu recours à des armes chimiques.

"Les échantillons doivent être envoyés dans une demi-douzaine de laboratoires à travers le monde, dans des pays qui ne sont pas impliqués politiquement", a expliqué le porte-parole de l'OIAC, Michael Luhan.

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