Fukushima: 300 tonnes d'eau radioactive s'échappent d'un réservoir

Un réservoir a laissé s'échapper 300 tonnes d'eau radioactive qui s'est répandue en flaques et dans le sol à la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima, a indiqué la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco). L'exploitant du site tente de pomper ce liquide pour éviter une extension de la contamination du site.

La radioactivité mesurée à environ 50 cm au-dessus de ces flaques était d'environ 100 millisieverts par heure, a-t-elle précisé. Un ouvrier qui serait exposé à ce niveau accumulerait en une heure la dose maximale autorisée en cinq années actuellement au Japon pour les travailleurs du secteur nucléaire, a expliqué le porte-parole de la compagnie.

L'eau provient d'un des nombreux réservoirs de stockage installés sur le site pour contenir de l'eau, dont certains éléments radioactifs ont été partiellement éliminés, mais qui reste néanmoins contaminée.

Tepco est parvenu mardi à localiser précisément le réservoir qui laissait s'échapper l'eau et a évalué à 300 tonnes la quantité qui avait déjà fui. Il resterait environ 670 tonnes dans ce réservoir.

Possible fuite en mer

Un muret peu élevé a été mis en place aux abords de ces citernes afin de contenir le liquide en cas de fuite. Toutefois, des valves pourraient avoir été laissées ouvertes, laissant ainsi l'eau radioactive s'écouler au-delà, d'où la détection de nappes d'eau à l'extérieur de cet espace fermé.

Le liquide ne s'est pour l'heure pas écoulé dans l'Océan Pacifique, a affirmé Tepco. Toutefois, avec le temps, cette eau se mêlant à l'eau souterraine accumulée en plus de deux ans pourrait aussi aller jusqu'à la mer, a reconnu le porte-parole.

Une "anomalie"

L'Autorité de régulation nucléaire a situé ce dernier incident en date au niveau un de l'échelle internationale des événements nucléaires (Ines, de 0 à 7), ce qui correspond à une "anomalie". "Le plus important à l'heure actuelle est de récupérer cette eau et de transférer l'eau du réservoir qui fuit dans un autre", a résumé Tepco.

La compagnie niponne se débat depuis mars 2011 pour faire face aux conséquences de l'accident survenu à la centrale Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), à la suite d'un séisme suivi d'un raz de marée

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