Giorgio Napolitano prône l'amnistie pour désengorger les prisons

Le président italien Giorgio Napolitano a demandé mardi au Parlement d'adopter une loi d'amnistie en faveur des détenus auteurs d'infractions mineures afin de lutter contre la surpopulation carcérale. L'Italie compterait actuellement 67'000 détenus pour seulement 45'000 places. Les geôles italiennes seraient les plus surpeuplées d'Europe.

"Le besoin pressant d'une modification des conditions de détention est un impératif légal, politique et moral", a déclaré M. Napolitano.

M. Napolitano a suggéré l'idée que les tribunaux italiens aient moins souvent recours à des peines d'emprisonnement pour les délits mineurs et que les auteurs de telles infractions qui sont déjà incarcérés puissent être remis en liberté.

Cet appel du chef de l'Etat a été interprété par le Mouvement 5 Etoiles comme une mesure visant à favoriser l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi reconnu coupable en dernière instance de fraude fiscale dans une affaire impliquant son empire médiatique Mediaset.

"C'est la première étape pour pardonner à Berlusconi en utilisant l'excuse de la surpopulation carcérale", a commenté Riccardo Nuti, chef de file du M5S à la chambre basse du Parlement italien. Le président Giorgio Napolitano a immédiatement rejeté ces accusations.

La Cour européenne des droits de l'homme avait estimé en janvier que l'Italie violait les droits des prisonniers en raison des conditions de détention de ces derniers.

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