Hollande ne baisse pas les bras malgré les critiques

François Hollande réunit son gouvernement en séminaire lundi matin à l'Elysée pour commencer à écrire un nouveau chapitre de son quinquennat. Un an jour pour jour après son élection, il est toujours critiqué, à droite comme à gauche.Les 37 ministres et Jean-Marc Ayrault seront réunis à partir de 10h30 autour du chef de l'Etat pour un exercice de "bilan et perspectives", selon Matignon.Dans un contexte de chômage record et de crise économique, pas question pour l'exécutif de se prêter à une quelconque célébration. Les ministres, qui ont participé ce week-end à une rencontre des Jeunes socialistes à Soustons (Landes), avaient déjà donné le ton en refusant toute auto-satisfaction."Il faut encore accélérer, accentuer, impulser davantage", a ainsi fait valoir Jean-Marc Ayrault dimanche soir sur TF1.Admettant quelques "couacs" au sein de l'équipe gouvernementale, notamment à Bercy, le Premier ministre a assuré qu'en dépit des critiques, le "cap est fixé". "Ce cap est tenu même s'il peut y avoir de petites maladresses", a-t-il assuré.Promotion de l'action gouvernementaleUn meilleur fonctionnement ministériel passe-t-il par une équipe resserrée autour d'une vingtaine de ministres? "Chaque chose en son temps", a répondu, énigmatique, M. Ayrault, rappelant toutefois qu'il s'agissait d'une prérogative du chef de l'Etat.Pour stimuler l'investissement, il a annoncé que l'Etat était prêt à céder une partie de ses participations dans des entreprises publiques.Toujours malmenés dans les sondages, MM. Hollande et Ayrault, restent aussi les cibles des critiques des autres formations politiques.Dizaines de milliers de déçusLe Front de gauche (FG) et Jean-Luc Mélenchon ont ainsi mobilisé, dimanche à Paris, "contre l'austérité, contre la finance et pour une VIe République", des dizaines de milliers de déçus de la gauche pour dire haut et fort que "le compte n'y est pas" et réclamer "que ça change vraiment". /SERVICE


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