Hong Kong: le chef de l'exécutif demande la fin des manifestations

Le chef de l'exécutif hongkongais a appelé mardi le mouvement pro-démocratie Occupy Central à mettre "immédiatement" fin aux manifestations. Ces dernières perturbent depuis trois jours le fonctionnement du centre financier de la ville chinoise.

"Les fondateurs d'Occupy Central ont dit à plusieurs reprises que si le mouvement devenait incontrôlable, ils appelleraient à y mettre un terme. Je leur demande maintenant de respecter leur engagement et de mettre immédiatement fin à leur campagne", a déclaré Leung Chun-ying après les heurts qui ont opposé dimanche soir des manifestants aux agents ayant tenté de les déloger en utilisant des gaz lacrymogènes.

Les quartiers envahis pour la deuxième nuit d'affilée par les manifestants étaient inhabituellement calmes mardi matin et de grandes artères routières d'ordinaire congestionnées étaient presque désertes, abandonnées aux cyclistes et aux piétons. Les employés gagnaient à pied leur lieu de travail ou attrapaient des taxis, alors que la circulation des bus et du métro restait très perturbée.

Dents de diable

Lundi soir, plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont une majorité d'étudiants et de lycéens, s'étaient encore rassemblés dans les quartiers d'Admiralty, non loin du siège du gouvernement, Causeway Bay, temple du shopping, et Mong Kok, en face de l'île de Kowloon, sur le continent.

Ils ont conspué Leung Chun-ying, dont l'effigie flanquée de dents de diable était promenée dans la foule, réclamé sa démission et scandé les désormais traditionnels slogans d'appel au plein suffrage universel en 2017. Mais l'atmosphère était nettement plus détendue que la veille lorsque les forces de l'ordre avaient tiré sur les protestataires des salves de gaz lacrymogène et au poivre.

Les étudiants et les lycéens sont le fer de lance de la campagne de désobéissance civile lancée pour dénoncer ce que nombre de Hongkongais perçoivent comme une mainmise grandissante de Pékin sur les affaires locales. Ils s'insurgent contre la décision de Pékin d'accorder le suffrage universel à l'élection du chef de l'exécutif en 2017 tout en gardant le contrôle des candidatures.

/ATS


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