Trente soldats tués par des missiles Grad dans l'est de l'Ukraine

Des séparatistes prorusses ont tué vendredi au moins trente soldats et gardes-frontière, a annoncé un conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur. Cette attaque meurtrière avec des missiles Grad a visé un poste-frontière dans l'est de l'Ukraine. Petro Porochenko s'est dit cependant prêt à un "cessez-le-feu bilatéral" dans l'est séparatiste.

Si le bilan est confirmé, il s'agirait de l'attaque la plus meurtrière menée par les autonomistes contre les forces de sécurité ukrainiennes depuis la fin du cessez-le-feu unilatéral le 30 juin. L'attaque a été lancée vers 05h00 contre le poste-frontière de Zelenopillya dans la région de Louhansk, a précisé une source militaire.

"Au moins trente (ont été tués). Il n'est pas exclu que le nombre de victimes augmente", a ajouté Zorian Chkiriak, conseiller du ministre de l'Intérieur Arseni Avakov. "Je pense qu'une réponse ne mettra pas longtemps à venir après cet acte terroriste sanglant", a-t-il dit.

Mi-juin, des rebelles avaient abattu dans la région de Louhansk un avion-cargo, tuant 49 membres des services de sécurité ukrainiens.

Entretien Merkel-Porochenko

Si les séparatistes prorusses ont rejeté jusqu'ici toutes les offres de négociations d'un cessez-le-feu, Petro Porochenko s'est toutefois dit lui prêt à un "cessez-le-feu bilatéral", dans un entretien téléphonique jeudi soir avec Angela Merkel.

"Le président a dit qu'il était nécessaire d'assurer le contrôle sur la frontière afin d'arrêter le transfert d'armes et de combattants depuis la Russie ainsi que la libération de tous les otages et le lancement des négociations inconditionnelles", selon les autorités ukrainiennes.

Selon Kiev, Mme Merkel a souligné que les représentants d'une mission de l'OSCE présente dans l'est de l'Ukraine n'avaient "pas accès aux postes-frontières à cause des agissements des combattants".

/ATS


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