Feu vert au Kurdistan irakien pour sauver Kobané

Le Parlement du Kurdistan irakien a donné mercredi son feu vert à l'envoi de combattants dans la ville syrienne de Kobané, qui résiste encore aux attaques du groupe Etat islamique. La lutte se poursuit aussi en Irak, où les frappes aériennes de la coalition ont tué 25 jihadistes.

Réunis à Erbil, les élus de la province autonome du Kurdistan irakien ont "décidé d'envoyer des forces à Kobané pour défendre" la troisième ville kurde de Syrie, a déclaré le président du Parlement, Youssef Mohammed Sadek.

Ce feu vert fait suite à la décision lundi de la Turquie d'accepter le passage par sa frontière avec la Syrie de peshmergas, les combattants kurdes irakiens, afin d'aider à la défense de Kobané contre l'EI.

Les violences dans Kobané ont poussé plus de 300'000 personnes à fuir depuis le 16 septembre. Elles ont aussi fait plus de 700 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ankara critique vertement

En revanche, l'aide américaine aux combattants kurdes semble irriter fortement le président turc Recep Tayyip Erdogan. Celui-ci a sévèrement critiqué le premier largage, lundi, d'armes et de munitions aux peshmergas, estimant qu'il est "aujourd'hui clair que (cette décision) était mauvaise".

Expliquant que ces armes étaient tombées entre les mains du Parti de l'union démocratique (PYD - principal parti kurde de Syrie) et, pour une cargaison, de l'EI, M. Erdogan a poursuivi: "Je ne comprends pas pourquoi Kobané est d'une importance si stratégique aux yeux des Américains, il n'y a plus aucun civil" dans la ville.

Tentative de génocide

En Irak aussi, le combat contre les jihadistes continue alors que le secrétaire général adjoint de l'ONU, Ivan Simonovic, revenant du nord du pays, estimait que sa minorité yazidie était victime d'une "tentative de génocide".

Des bombardements américains ont visé dès les premières heures de la journée Al Sinia, à l'ouest de Baïdji, ville stratégique voisine de la plus grande raffinerie du pays. Ils ont tué 25 combattants de l'EI, ont déclaré des habitants.

/ATS


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