L'ONU autorisée à enquêter près de Damas sur les armes chimiques

Le régime syrien a donné dimanche son accord à l'ONU pour qu'elle enquête sur les allégations d'usage d'armes chimiques près de Damas, selon un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères. L'opposition accuse le régime d'être responsable d'une attaque chimique qui a eu lieu mercredi.

Cet accord intervient 24 heures après l'arrivée à Damas d'une émissaire de l'ONU, la haute représentante des Nations unies pour le désarmement, Angela Kane. Des inspecteurs de l'ONU sont déjà en Syrie depuis le 18 août, mais ils n'avaient jusqu'à présent pas l'autorisation de se rendre sur ces sites-là, situés dans la périphérie de la capitale.

Ils se préparent à commencer leur enquête dès lundi. Le secrétaire général Ban Ki-moon "a donné instruction à la mission conduite par le docteur (Aake) Sellström, qui se trouve actuellement à Damas, de concentrer son attention sur la détermination des faits concernant l'incident du 21 août avec une priorité absolue", selon un communiqué de l'ONU.

Appel à l'opposition

La Russie a appelé dimanche l'opposition syrienne à permettre aux inspecteurs de l'ONU d'enquêter "en toute sécurité". Moscou demande aux rebelles de s'abstenir de se livrer "à des provocations armées contre eux, comme ce fut le cas avec la mission des observateurs de l'ONU l'été dernier".

L'opposition syrienne a évoqué 1300 morts et accusé le régime, qui a catégoriquement démenti, d'avoir perpétré l'attaque avec des gaz toxiques dans la banlieue de Damas.

/SERVICE


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