L'ONU condamne les pires abus en Erythrée, Birmanie et Syrie

Le Conseil des droits de l'homme a mis un terme vendredi à Genève à une session de trois semaines en condamnant les abus commis en Erythrée, en Birmanie et en Syrie. Le recours au travail forcé en Erythrée a fait l'objet d'une condamnation unanime particulièrement vigoureuse.

La résolution adoptée sur l'Erythrée évoque une longue série de graves violations des droits humains. Le représentant de l'Erythrée a rejeté le texte présenté par les Etats-Unis en affirmant que ce ne sont que "des mensonges et des inventions", mais son pays est resté complètement isolé.

Le texte "condamne (...) des cas d'exécutions arbitraires et sommaires, des disparitions forcées, l'utilisation de la torture, la détention au secret sans accès à la justice, la détention dans des conditions inhumaines et dégradantes".

Il dénonce" le travail forcé par des conscrits et des enfants dans l'industrie minière". Le Conseil condamne les restrictions sévères des libertés d'expression, d'association, de conscience et de religion, la détention de journalistes, de défenseurs des droits humains et de dirigeants religieux.

Conscription forcée

La résolution condamne aussi "la conscription forcée de citoyens pour des périodes illimitées du service national, un système qui équivaut à du travail forcé. L'ONU a condamné également les restrictions graves à la liberté de mouvement.

Le Conseil a exige aussi de combattre des pratiques nuisant aux droits de la femme, comme les mariages précoces et les mutilations génitales féminines.

Violences contre les Rohingyas

Le Conseil des droits de l'homme a dénoncé par ailleurs les violences exercées par les autorités de Rangoon à l'encontre de la minorité musulmane des Rohingyas, dans l'Etat de Rakhine. Il demande au gouvernement birman d'y mettre un terme immédiatement.

La déclaration présidentielle invite Rangoon à accorder la pleine citoyenneté à la minorité musulmane et à donner un accès sans entraves aux organisations humanitaires.

Nouvelle condamnation de Damas

Le Conseil a par ailleurs condamné pour la deuxième fois toutes les violences commises en Syrie, tant par les autorités de Damas que par les groupes rebelles.

Il a demandé à Damas de coopérer avec la commission d'enquête, un appel immédiatement rejeté

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