L'UE et Israël parviennent à un compromis

Israël est parvenu à un compromis avec l'Union européenne (UE) sur la formulation d'un accord scientifique. Celui-ci tranche le dilemme de devoir renoncer à des centaines de millions d'euros d'investissements ou reconnaître de facto l'occupation des Territoires palestiniens.

Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu avait pressé ses ministres de résoudre ce litige avec l'UE d'urgence avant l'ouverture dans une dizaine de jours des demandes de financement pour le programme Horizon 2020, qui démarre en 2014.

"A la suite de discussions entre la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni et la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton, l'UE et Israël sont parvenus à un accord" sur la participation israélienne, selon un communiqué conjoint transmis par les services de Mme Livni.

Clause imposée

"Cet accord respecte entièrement les exigences légales et financières de l'UE en même temps que les susceptibilités politiques d'Israël et en préservant ses positions de principe", selon le texte. Il fait allusion aux "lignes directrices" de l'Union, objet du contentieux entre les deux parties.

Ces "lignes directrices" imposent une clause qui exclut de la coopération de l'UE avec Israël, à compter du 1er janvier, les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.

Le compromis entre Mme Ashton et Livni servira de modèle pour les futurs partenariats, selon le communiqué. Le texte ne cite pas les concessions consenties de part et d'autre sur la rédaction du texte pour Horizon 2020. Mais les médias israéliens croient savoir qu'il comportera une clause de l'UE sur la garantie que les fonds ne pourront pas être investis en territoire occupé, et une clause de la part d'Israël exprimant son opposition aux "lignes directrices".

Ce programme, auquel Israël est le seul pays non européen autorisé à participer à part entière, pourrait permettre aux compagnies high-tech et aux instituts de recherche israéliens de récolter quelque 1,4 milliard d'euros (1,25 milliard de francs) d'aide européenne sur sept ans, selon les médias.

/ATS


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