L'UE renforce les restrictions sur les investissements en Crimée

L'Union européenne a adopté de nouvelles sanctions visant la Crimée, y interdisant tous les investissements européens, ainsi que les croisières. Par ce xième train de mesures, Bruxelles marque à nouveau son opposition à l'"annexion illégale" de cette péninsule ukrainienne par la Russie.

Ces nouvelles mesures prendront effet dès samedi, a indiqué dans un communiqué le Conseil européen, qui représente les 28 Etats membres.. Elles visent notamment les activités russes d'exploration pétrolière et gazière en mer Noire ainsi que le tourisme dans la péninsule.

Les 28 se retrouvent dès jeudi après-midi à Bruxelles pour un sommet européen au cours duquel seront précisément discutées les questions de la crise ukrainienne et des relations de l'UE avec Moscou.

Sanctions "inévitables"

Intervenant devant le Bundestag allemand, Angela Merkel a insisté sur le fait que l'objectif de l'Europe demeurait une "Ukraine souveraine et souverainement unie, qui puisse décider de son avenir". Dans ce contexte, les sanctions contre la Russie sont "inévitables" tant que ce but n'était pas atteint.

La principale interlocutrice européenne du président russe Vladimir Poutine a aussi insisté sur le fait que l'Europe cherchait toujours le dialogue avec Moscou et que l'objectif était "la coopération européenne en matière de sécurité avec la Russie, pas contre la Russie".

Elle a une nouvelle fois indiqué qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit ukrainien, et plaidé pour un soutien politique et économique à l'Ukraine qui doit, de son côté, "moderniser son économie.

L'Occident qualifié d'"empire"

De son côté, Vladimir Poutine a accusé l'Occident de se comporter comme un "empire" qui veut "faire marcher au pas ses vassaux". Il a aussi dénoncé, lors de sa conférence de presse annuelle à Moscou, "l'opération punitive" lancée par Kiev contre les rebelles prorusses dans l'Est de l'Ukraine.

"Après le coup d'Etat mené à Kiev par la force armée", les nouvelles autorités ukrainiennes n'ont pas souhaité entamer un dialogue avec l'Est prorusse, mais "ont envoyé la police, puis l'armée quand cela n'a pas suffi et maintenant ont instauré un blocus économique", a déclaré M. Poutine.

Le président russe n'a en revanche pas voulu se prononcer sur la présence ou non de soldats russes dans l'Est ukrainien. Moscou a toujours démenti avoir envoyé des soldats et du matériel militaire pour soutenir les rebelles prorusses.

/ATS


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