L'UE veut rester unie face à la crise ukrainienne

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a assuré mardi à Kiev que l'Union européenne resterait unie face à la crise ukrainienne. Cela malgré la pression de certains de ses membres favorables à une atténuation des sanctions contre Moscou.

"Nous avons discuté des voies via lesquelles l'UE -tout en préservant son unité qui est réelle et qui le restera- peut soutenir la mise en oeuvre" du plan de paix pour l'Ukraine, a déclaré Mme Mogherini à la presse. Elle s'est exprimée mardi soir à Kiev à côté du président ukrainien Petro Porochenko.

Alors que les ministres européens des Affaires étrangères devraient discuter des relations avec la Russie en janvier, les Européens restent divisés sur l'approche à adopter.

Certains pays de l'Europe de l'Est plaident un durcissement des sanctions contre Moscou qui affiche son soutien aux rebelles prorusses en Ukraine après avoir annexé en mars la péninsule de Crimée. D'autres membres de l'UE, comme l'Italie, Chypre ou la Bulgarie, sont, selon les médias, favorables à une atténuation, voire une levée totale des sanctions.

"Nous continuerons à rester engagés en Ukraine pour assurer que ce conflit se termine dans le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" du pays, a ajouté Mme Mogherini. Elle a également appelé les Ukrainiens à aller de l'avant, l'absence de réformes commençant à irriter les Occidentaux.

Plus de 4700 morts

"Restez unis, restez concentrés sur votre agenda de réformes parce que c'est la voie pour sortir de cette année terrible", a lancé Mme Mogherini, dont c'était la première visite à Kiev depuis sa nomination en août.

"La guerre" dans l'Est ukrainien, qui a déjà fait plus de 4700 morts, "n'arrêtera pas les réformes", a assuré le président Porochenko. Il a promis un premier vote au Parlement à ce sujet dès la semaine prochaine.

Des critiques

L'arrivée à la tête de la diplomatie européenne de cette ex-ministre italienne a été mal vue par certains pays d'Europe de l'Est. Ceux-ci n'ont pas apprécié son intention de "relancer le dialogue" avec Moscou.

Mme Mogherini a également été critiquée pour avoir une porte-parole mariée à un employé d'une société de communication défendant les intérêts du géant gazier russe Gazprom.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus