L'armée de Bachar al-Assad aurait usé d'agents chimiques vers Damas

Plusieurs groupes d'opposition au président syrien Bachar al-Assad accusent l'armée loyaliste d'avoir mené mercredi une attaque au gaz neurotoxique contre des banlieues rebelles de Damas. L'opposition syrienne a avancé le chiffre de plus de 650 tués et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a parlé d'au moins 100 tués.

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il évoquerait au Conseil de sécurité des Nations unies les allégations selon lesquelles l'armée syrienne a mené un assaut à l'arme chimique près de Damas, dans la région de la Ghouta.

"De nombreuses victimes sont arrivées avec leurs pupilles dilatées, des membres glacés et de la mousse dans leur bouche", a dit une infirmière d'un centre médical à une dizaine de kilomètres de Damas. "Les médecins ont dit que ce sont des symptômes typiques de victimes de gaz neurotoxique", a-t-elle ajouté.

Les opposants ont précisé que des roquettes intégraient des agents chimiques avaient frappé les banlieues d'Ain Tarma, Zamalka et Djobar, dans l'est de la région de la Ghouta, près de Damas.

La Syrie a démenti peu après ces allégations par la voix de sa télévision officielle, qui a cité une source selon qui elles n'étaient vraies "en aucune manière" et elles avaient pour objectif de détourner l'attention d'une mission d'enquêteurs des Nations Unies, arrivée dimanche à Damas.

Appel aux enquêteurs de l'ONU

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui n'a pas voulu se prononcer sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques par les forces du régime évoquée par les militants, les bombardements sur des bastions rebelles dans la banlieue de Damas ont fait au moins 100 tués.

"Ce chiffre augmentera certainement. Les raids et les bombardements continuent et la puissance de feu est considérable", a affirmé l'OSDH, proche des rebelles. Ces éléments restent impossibles à à vérifier de manière indépendante.

L'OSDH et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi ont demandé à l'équipe de l'ONU sur place et aux organisations internationales de visiter les zones frappées.

Plusieurs pays occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, sont parvenus à la conclusion que des armes chimiques avaient été utilisées à plusieurs reprises en Syrie. Les forces de Bachar al-Assad et les insurgés s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à de telles armes.

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