L'ex-consultant américain reste bloqué dans un aéroport moscovite

L'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden semblait toujours être dimanche dans la zone de transit de l'aéroport Moscou-Cheremetievo, où il est bloqué depuis 15 jours. Trois pays d'Amérique latine se sont déclarés disposés à lui offrir l'asile.

Invisible depuis son départ le 23 juin de Hong Kong, le jeune homme a fait parler de lui dimanche, via le journal allemand "Der Spiegel". Dans un entretien, il affirme que les pays occidentaux, qui se sont indignés de l'espionnage pratiqué par l'Agence nationale de Sécurité (NSA) américaine, coopèrent avec elle depuis longtemps.

Ces affirmations ont été publiées alors que plusieurs capitales européennes ont refusé cette semaine d'accorder l'asile à cet Américain de 30 ans qui a fait ses révélations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales,

Mise en garde lancée par Morales

Trois pays d'Amérique latine - La Bolivie, le Venezuela et le Nicaragua - se sont en revanche dit en fin de semaine disposés à accueillir le fugitif, bloqué selon les autorités russes depuis 15 jours dans la zone de transit de l'aéroport moscovite.

Piqué au vif par l'incident diplomatique dont il a été victime en début de semaine quand son avion a fait une escale forcée à Vienne alors qu'il rentrait de Moscou - plusieurs pays européens le soupçonnant de ramener avec lui Edward Snowden - le président bolivien Evo Morales a dit samedi "ne pas avoir peur".

"En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Nord-Américains : maintenant, nous allons accorder l'asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande", a déclaré Evo Morales.

Ortega et Maduro auparavant

La veille, son homologue vénézuélien Nicolas Maduro avait déclaré, en des termes comparables qu'il offrait "l'asile humanitaire au jeune Snowden pour le protéger de la persécution de l'empire le plus puissant du monde, qui s'est déchaînée sur lui".

Le président du Nicaragua Daniel Ortega avait lui affirmé de manière plus vague que si les circonstances le permettaient, son pays recevrait M. Snowden "avec grand plaisir" et lui accorderait l'asile.

/SERVICE


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