La Coalition nationale syrienne (CNS), principal groupe de l'opposition au régime de Bachar al-Assad, participera au sommet Genève-2 en janvier, a annoncé son président Ahmed Jarba. Celui-ci a en revanche rejeté l'idée d'une participation de l'Iran dans l'état actuel de la situation.
"Nous sommes maintenant prêts à aller à Genève", a dit M. Jarba en visite au Caire. Il a ajouté que l'opposition considérait ces négociations comme une étape vers un gouvernement de transition et "une véritable transformation démocratique en Syrie".
Le président de la CNS a précisé que l'Iran ne serait autorisé à se joindre à la table des négociations que si la République islamique cessait de tuer des Syriens et retirait ses forces et ses alliés présents sur le terrain.
"L'Iran est responsable des massacres et y a pris part d'une manière très claire. Il a tué des milliers de Syriens avec ses Gardiens de la révolution et avec les mercenaires du Hezbollah qui sont considérés comme un groupe terroriste", a poursuivi M. Jarba, indiquant que l'Iran devrait retirer ces Gardiens et mercenaires s'il voulait vraiment résoudre la crise syrienne.
Téhéran est, avec Moscou, le soutien le plus fidèle au pouvoir de Bachar al-Assad dans un conflit qui a fait plus de 100'000 morts en deux ans et demi. L'Iran a fait savoir mercredi qu'il se rendrait à Genève, s'il était invité, et a appelé à un cessez-le-feu avant le début des discussions le 22 janvier.
La CNS avait indiqué par le passé être prête à se rendre à Genève si des couloirs d'aide humanitaire étaient instaurés et si les prisonniers politiques étaient libérés. Elle exigeait que le président Assad ne puisse jouer aucun rôle politique à l'avenir: "Il n'est pas envisageable que le responsable de la destruction du pays puisse être responsable de sa reconstruction", a dit M. Jarba.










