La Syrie a arrêté des proches d'opposants qui étaient à Genève II

Les Etats-Unis ont affirmé mercredi soir que la Syrie avait arrêté et placé en détention des membres des familles d'opposants qui s'étaient rendus à la conférence de paix dite Genève II, fin janvier en Suisse. Ils ont aussi accusé la Russie de renforcer son aide au régime syrien.

Le département d'Etat américain a réclamé dans un communiqué que le régime syrien "libère immédiatement et sans condition tous ceux qui ont été injustement interpellés".

La conférence dite de Genève II s'était ouverte le 22 janvier en Suisse. Les tractations entre Damas et l'opposition se sont poursuivies jusqu'au 15 février, mais sans produire aucun résultat.

Selon le département d'Etat, des délégués à ces pourparlers ont été désignés comme des "terroristes" par le régime syrien et leurs "biens ont été saisis".

"Une tuerie en série"

Dans un entretien à la télévision MSNBC, John Kerry a une nouvelle fois fustigé le régime du président syrien Bachar al-Assad, accusé de se livrer à "une tuerie en série de (son) propre peuple". "Ce qu'il fait est scandaleux, impensable, inadmissible, honteux, veule et affreux. Nous le savons tous, tout le monde le sait", a martelé le secrétaire d'Etat américain.

Il a assuré que l'administration américaine "était particulièrement impliquée pour essayer de faire la différence, de la manière que l'on a choisie, dans le cadre de la loi que nous estimons adéquat".

"Franchement, la Russie dope son assistance à Assad. Je ne trouve pas cela constructif pour les efforts qui sont faits pour tenter de le faire changer d'avis et pour qu'il décide de négocier de bonne foi", a déploré le secrétaire d'Etat.

Aucune option exclue

Il a précisé qu'il verrait une nouvelle fois son homologue russe Sergueï Lavrov, à Rome le 6 mars, en marge d'une conférence internationale sur la Libye.

Pour tenter de régler le conflit syrien, le président américain Barack Obama "réexamine en permanence les options à sa disposition", a affirmé son chef de la diplomatie. "Le président n'en exclut aucune. Aucune", a-t-il insisté.

Mais "il existe des limites à la capacité de toute nation à simplement sortir du bois spontanément et à recourir à la force militaire quand elle le désire", a tempéré M. Kerry.

/ATS


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