La commission d'enquête sur la Syrie appelle à cesser les combats

La commission d'enquête sur la Syrie a appelé mercredi d'urgence à la cessation des hostilités et au retour à la table des négociations. L'absence de règlement politique a conduit à l'élargissement du conflit à de nouveaux acteurs et à des crimes "auparavant inimaginables".

La commission de l'ONU affirme que "le choix de l'option militaire en Syrie non seulement intensifierait les souffrances à l'intérieur du pays mais conduirait aussi à rendre hors de portée un règlement politique".

La commission d'enquête, présidée par Sergio Pinheiro, affirme que le Conseil de sécurité de l'ONU doit agir pour faire pression sur les parties au conflit et les Etats influents afin de donner la priorité à la protection des civils.

Dans un rapport, la commission affirme que les forces gouvernementales ont continué les attaques de grande ampleur contre les populations civiles, commettant des meurtres, des tortures, des viols et des disparitions forcées, considérés comme des crimes contre l'humanité. Elles ont assiégé des quartiers entiers soumis à des pilonnages aveugles, accuse le rapport.

Rebelles également dénoncés

Le texte dénonce également "les forces antigouvernementales qui ont commis des crimes de guerre, des meurtres, des exécutions sommaires, des tortures, des prises d'otages". Elles ont aussi "assiégé et soumis à un pilonnage aveugle des quartiers civils" et recruté et utilisé des enfants soldats.

La Commission mentionne sans pouvoir les confirmer "des allégations concernant l'utilisation d'armes chimiques, principalement par les forces gouvernementales".

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a affirmé mardi qu'il souhaitait donner une chance à la diplomatie en Syrie. Il a jugé que la proposition russe de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international constituait un signe encourageant. "Cette initiative peut permettre de mettre un terme à la menace des armes chimiques sans recourir à la force", a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a lui jugé "inacceptable" un projet de résolution français qui prévoit le contrôle et le démantèlement des armes chimiques syriennes, la mise en place d'un dispositif d'inspection et de contrôle, et autorise, en dernier recours, l'usage de la force pour contraindre Damas à respecter ses obligations.

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