La sonde indienne Mangalyaan quitte l'orbite terrestre pour Mars

La sonde indienne Mangalyaan a quitté l'orbite terrestre aux premières heures de dimanche et se dirige désormais vers sa destination finale, Mars, où elle devrait arriver en septembre prochain. Sa tâche est délicate: moins de la moitié des missions vers la planète rouge ont été couronnées de succès jusqu'à présent.

Si elle parvient à destination, l'Inde entrera dans le club restreint des puissances - Etats-Unis, Europe, Russie - dont les sondes ont réussi à se placer en orbite autour de la planète rouge ou atterrir à sa surface, depuis le succès de Viking dans les années 1970.

Mangalyaan, d'un coût de 4,5 milliards de roupies (66,2 millions de francs), est un engin "low cost" par comparaison avec la mission MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN) qu'a lancée la Nasa vers la "planète rouge" le 18 novembre et qui doit, elle aussi, atteindre Mars en septembre 2014.

Dix fois moins cher que la NASA

Selon les experts, l'Inde pourrait s'imposer sur le marché international des lancements de satellite. "Etant donné sa technologie à bas coût, l'Inde séduit", déclare Rajeswari Pillai Rajagopalan, expert des questions de sécurité spatiale au sein du club de réflexion Observer Research Foundataion, à New Delhi.

De façon plus générale, envoyer un gramme dans l'espace coûte à l'Inde un millier de roupies (un peu plus de 14,5 francs), soit un dixième de ce qu'il en coûte pour la Nasa, déclare un scientifique indien, Mayank N. Vahia.

La sonde indienne a effectué six fois le tour de la Terre avant de profiter dimanche d'un "effet de fronde" qui l'a placée sur une trajectoire contournant le Soleil et poursuivant ensuite vers Mars.

A la recherche de méthane

A partir de septembre 2014, Mangalyaan recherchera des traces de méthane dans l'atmosphère de la "planète rouge" et étudiera la composition minérale du sol martien.

Le méthane est le composé chimique étroitement lié à la présence de vie sur Terre. Le rover Curiosity de la Nasa n'en a détecté récemment que des quantités infimes à la surface de la planète rouge, décourageant ceux qui espéraient recueillir la preuve de traces de vie.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes