La victoire du "oui" au référendum égyptien semble acquise

La victoire du "oui" au second jour du référendum constitutionnel en Egypte ne semblait faire aucun doute, mais la participation des Egyptiens sera déterminante pour le chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi en vue de la présidentielle. Le résultat du vote ne devrait pas être connu avant plusieurs jours.

Malgré l'absence de résultat, ce référendum s'apparentait déjà à un plébiscite pour le général al-Sissi, notamment parce que ses détracteurs, les partisans du président démocratiquement élu Mohamed Morsi, ont appelé à le boycotter. Le taux de participation au scrutin n'était toutefois pas encore connu en fin d'après-midi.

Dans les files d'attente des bureaux de vote du Caire, la quasi-totalité des électeurs interrogés affichaient fièrement leur intention de voter "pour le général Sissi" et "contre les Frères musulmans", la confrérie de M. Morsi récemment déclarée "organisation terroriste".

Trois jours avant le scrutin, le général al-Sissi, qui est également vice-Premier ministre et ministre de la Défense, avait appelé les 53 millions d'électeurs à voter "oui", avant d'ajouter qu'il se présenterait à l'élection présidentielle prévue en 2014 si le "peuple le réclame" et si l'armée soutient sa candidature.

Nombreuses arrestations

Depuis l'ouverture du vote mardi matin, plus de 350 personnes ont été arrêtées, dont des membres des Frères musulmans, pour avoir perturbé les opérations de vote, selon le ministère de l'Intérieur. Mardi, neuf personnes ont péri en marge des manifestations pro-Morsi, tandis qu'une bombe de faible puissance avait explosé au Caire avant l'ouverture des bureaux de vote.

Le lendemain, aucun incident majeur n'a été signalé, mais des dizaines de pro-Morsi ont bloqué une station de métro du Caire et de modestes cortèges pro-Morsi ont été dispersés à coup gaz lacrymogènes.

/ATS


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