Barack Obama tape du poing après une nouvelle décapitation

Barack Obama a affirmé mercredi que les Etats-Unis ne se laisseraient pas "intimider" par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) qui ont décapité un deuxième journaliste américain. Le président américain a ordonné l'envoi de soldats supplémentaires en Irak alors que l'indignation prévalait dans les capitales occidentales.

Quelques heures après la diffusion de la vidéo de la décapitation du journaliste Steven Sotloff - qui selon les médias israéliens détient aussi la nationalité israélienne - mardi soir par le groupe de surveillance des sites jihadistes SITE, M. Obama a ordonné l'envoi de 350 soldats supplémentaires à Bagdad pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques.

Outre le soutien aérien américain et les armes délivrées aux forces kurdes, les Etats-Unis ont envoyé au total 820 soldats et conseillers américains.

Stratégie ou non ?

Après avoir reconnu la semaine passée qu'il n'avait pas encore de stratégie pour combattre l'EI qualifié de "cancer", M. Obama a dénoncé mercredi "un acte de violence horrible", affirmant que son pays ne se laisserait pas "intimider".

Il a assuré en Estonie, à la veille du sommet de l'OTAN au pays des Galles, que l'objectif des Etats-Unis était que l'EI "ne soit plus une menace", mais il a dit que cela prendrait du temps et ne pouvait se faire qu'en lien étroit avec des partenaires dans la région.

"Redoutable mais pas invincible"

Pour "redoutable" qu'il soit, l'Etat islamique "n'est pas invincible" (...) Il a été affaibli par les frappes aériennes dans le Nord de l'Irak, a assuré mercredi l'un des principaux responsables de l'antiterrorisme américain.

"Avec une large coalition composée de partenaires internationaux, nous avons les moyens de vaincre l'Etat islamique", a jugé Matthew Olsen, le directeur du Centre national de l'antiterrorisme.

Réunion de crise en Grande-Bretagne

L'exécution du journaliste enlevé en 2013 en Syrie et la menace de l'EI de tuer un troisième otage, identifié comme le Britannique David Cawthorne Haines, a suscité l'indignation des Occidentaux et de l'ONU qui semblent incapables dans l'immédiat de faire cesser les atrocités commises par ce groupe en Irak et en Syrie.

De son côté, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a promis que les Etats-Unis puniront les meurtriers des deux journalistes. Il a qualifié l'exécution de M. Sotloff de "coup de poing à l'estomac" et de "sauvagerie médiévale".

Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part qualifié la nouvelle vidéo d'"absolument écoeurante et ignoble". Il devait réunir le comité d'urgence du gouvernement.

/ATS


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