Lac-Mégantic: appels à renforcer la sécurité ferroviaire

Le premier parti canadien de l'opposition a demandé jeudi au gouvernement davantage de règles pour renforcer la sécurité ferroviaire au Canada. Le bilan de l'accident de wagons-citernes à Lac-Mégantic s'élève désormais à au moins 24 morts.

Quatre nouveaux corps ont été extraits jeudi des ruines du centre-ville dévasté de Lac-Mégantic. Ces découvertes portent le bilan à 24 morts et 26 disparus présumés décédés, selon l'inspecteur de la police québécoise Michel Forget. Et une première dépouille a été identifiée: il s'agit d'une femme de 93 ans, a indiqué la porte-parole de l'institut médico-légal, Geneviève Guilbault.

Réévaluation "du tout"

Selon le ministre canadien des Transports, Denis Lebel, environ 350'000 des 500'000 wagons-citernes en service en Amérique du Nord sont des modèles similaires à ceux qui ont explosé samedi, provoquant une gigantesque explosion qui a soufflé une trentaine de bâtiments et forcé l'évacuation du tiers des 6000 habitants.

La catastrophe "va nous amener à réévaluer (...) le tout", a-t-il indiqué, alors que toujours plus de pétrole est transporté par train sur le continent.

Retour à la maison

Alors que certains habitants perdaient patience de ne pouvoir regagner leurs domiciles, les autorités ont autorisé 600 d'entre eux à regagner leurs domiciles situés aux abords de la "zone rouge", cette partie de la ville où une trentaine de bâtiments a été anéantie par le brasier.

Au total, 2000 personnes sur 6000 habitants de la bourgade avaient dû évacuer leur maison dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

La maire de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a par ailleurs déclaré "l'état d'urgence" sur le territoire de la municipalité endeuillée, "jusqu'à nouvel ordre".

Gestion "déplorable"

En début de journée elle avait reçu la visite de la Première ministre québécoise Pauline Marois, venue rappeler aux sinistrés la "solidarité" des Québécois et s'assurer de la bonne organisation des opérations de secours. Cette dernière a qualifié la gestion de la crise par la société ferroviaire américaine incriminée de "déplorable".

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