Le Congrès américain accepte un compromis à la dernière minute

Le Congrès américain a adopté mercredi un texte relevant le plafond de la dette jusqu'au 7 février. Ce compromis écarte le risque d'un défaut de paiement américain. La crise budgétaire s'est refermée après deux semaines de paralysie qui aura coûté plusieurs milliards de dollars au pays.

Le texte de loi prévoit d'autoriser le Trésor à emprunter jusqu'au 7 février. Il lui laisse une marge de manoeuvre supplémentaire si le Congrès ne parvient pas à un accord définitif au début de l'an prochain. Ce texte permet aussi le financement des services fédéraux jusqu'au 15 janvier.

Le risque d'un défaut de paiement américain est ainsi écarté. Le texte permet aussi de rouvrir la totalité de l'Etat fédéral, partiellement fermé depuis le 1er octobre.

Après le vote du Congrès, le président américain Barack Obama a promulgué la loi, permettant ainsi au gouvernement de reprendre ses activités. "Nous pouvons commencer à lever le voile d'incertitude et d'inconfort qui pesait sur nos entreprises et sur le peuple américain", a déclaré Barack Obama avant de signer le texte.

Accord à court terme

Cette "capitulation" des républicains, qui n'ont pas obtenu comme ils l'espéraient le report de la réforme du système de santé, dite "Obamacare", n'a été possible que parce qu'il ne s'agit que d'un accord de court terme. Des négociations vont se poursuivre en coulisses.

Pour la majorité des observateurs, le fait que l'"Obamacare" sorte presque intact des négociations est une victoire pour Barack Obama. En revanche, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, sort affaibli de cet épisode, en raison de ses difficultés manifestes à fédérer les différentes tendances des républicains.

/SERVICE


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