Le Premier ministre polonais Donald Tusk a démissionné

Le Premier ministre polonais Donald Tusk, élu à la tête du Conseil européen, a remis mardi soir sa démission au chef de l'Etat Bronislaw Komorowski. Sa succession doit être assurée par la présidente de la chambre basse du Parlement Ewa Kopacz.

"Oui, j'ai remis les papiers", a brièvement déclaré M. Tusk à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'Etat. M. Komorowski doit accepter sa démission et celle de son gouvernement jeudi. Il aura ensuite deux semaines pour désigner le successeur de M. Tusk, au plus tard le 25 septembre, mais pourrait le faire plus rapidement, d'autant qu'il doit se rendre à l'étranger à partir du 20 septembre.

La coalition au pouvoir, alliance de la Plate-forme civique (PO) de M. Tusk et du parti paysan PSL, a d'ores et déjà présenté la candidature de Mme Kopacz. M. Komorowski s'est prononcé pour la "stabilité" du pouvoir, confirmant son appui à cette candidature, dont l'approbation par le Parlement est acquise d'avance.

Pour cette dernière étape devant déboucher sur le vote de confiance à son gouvernement, le nouveau Premier ministre aura également deux semaines.

Remaniement "important" attendu

La seule inconnue reste la composition du nouveau cabinet. Selon le ministre de l'Agriculture Marek Sawicki (PSL), le remaniement pourrait être "assez important". Mais il devrait concerner essentiellement les ministres PO, le parti paysan gardant ses trois portefeuilles (Economie, Agriculture, Travail et politique sociale).

Selon des pronostics des médias polonais, plusieurs ministères clés, dont la Défense, l'Economie et les Affaires étrangères, ne changeraient pas de titulaires.

En revanche, l'une des personnalités les plus appréciées du cabinet sortant, Mme Elzbieta Bienkowska, vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures et du Développement, devrait troquer son poste pour suivre M. Tusk à Bruxelles et devenir commissaire européen.

Pour d'autres raisons, le départ du ministre de l'Intérieur, Bartlomiej Sienkiewicz, impliqué dans une affaire d'écoutes clandestines, est aussi généralement considéré comme acquis.

/ATS


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