Le chef des Kurdes d'Irak célèbre la levée du siège du Mont Sinjar

Le chef des Kurdes d'Irak, Massoud Barzani, a célébré dimanche "les victoires" remportées ces derniers jours sur l'Etat islamique (EI) . Il a effectué une visite au Mont Sinjar, assiégé durant des mois par les djihadistes.

"Durant les dernières 48 heures, les peshmergas ont ouvert les principales routes menant au Mont Sinjar", s'est félicité M. Barzani, en faisant référence à la vaste offensive lancée mercredi par quelque 8000 combattants kurdes.

Soutenus par des frappes de la coalition internationale, ils ont réussi à briser le siège imposé depuis septembre par les djihadistes de l'EI, leur infligeant ainsi un revers significatif dans cette région frontalière de la Syrie.

"Nous n'avions pas prévu de remporter toutes ces victoires", a ajouté M. Barzani, en précisant qu'"une grande partie du centre de la ville de Sinjar avait aussi été libérée".

Offre de service pour Mossoul

Le président de la région autonome du Kurdistan a indiqué que les peshmergas pourraient participer à une future opération lancée pour reprendre Mossoul, la deuxième ville d'Irak, aux mains de l'EI depuis juin. "Nous y participerons si le gouvernement irakien nous le demande, et, bien sûr, nous aurons nos conditions", a-t-il déclaré, sans les dévoiler.

L'offensive du Mont Sinjar, la plus importante menée par les forces kurdes contre l'EI, a permis de lever le piège dans lequel étaient pris des centaines de civils appartenant notamment à la minorité yazidie, qui ont commencé à recevoir de l'aide.

Grâce à cette offensive, les Kurdes affirment avoir repris 700 km2 de territoire, renforçant ainsi leur emprise sur le nord du pays face à l'Etat fédéral. "Nous ne laisserons pas un centimètre de notre terre du Kurdistan à l'EI", a promis M. Barzani.

Reconquête de 2100 km2

Les peshmergas ont lancé samedi une nouvelle offensive depuis le sud de la ville de Rabia, à la frontière avec la Syrie. Elle vise à reconquérir au total un territoire d'environ 2100 km2, selon le conseil de sécurité du Kurdistan irakien.

/ATS


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